Activité TRC de Sonatrach : « la part des entreprises nationales sera de 40% des marchés »

Sonatrach et ENI

 

« Sonatrach investira  sur les quatre prochaines années, c’est-à-dire jusqu’en 2023, 332 milliards de Dinars dans l’activité de transport par canalisation (TRC), et la part des entreprises nationales sera de 40% des marchés », a annoncé, ce lundi 10 septembre 2018 à Alger, Slimane Arbi Bey, Président TRC de Sonatrach.

Arbi Bey a affirmé que « les marchés sont ouverts pour les entreprises nationales (publiques et privées)». Qui sont appelées à participer aux appels d’offres qui seront lancées, avec des offres commerciales plus agressives.

Abordant le sujet des entreprises nationales travaillant avec Sonatrach, notamment dans l’activité TRC, M. Arbi Bey a indiqué que «si l’on prend les travaux de construction et de montage dans le domaine de la canalisation et les collectes, les entreprises nationales (publiques ou privées) sont bien présents  et intégrées avec Sonatrach».

Selon lui «pratiquement, durant les deux dernières décennies, nous avons basculé vers les entreprises nationales».

Pour étayer ses propos, il a indiqué concernant l’activité de Transport  par canalisation (TRC) de Sonatrach, que, sur les 21 000 kms réalisés,  il y a 8700 kms qui ont été construits par des entreprises nationales, soit 40%. Mais relevant, toutefois, que le domaine des ouvrages et fabrication sont les maillons faibles et les entreprises nationales n’arrivent toujours pas a pénétrer ces domaines-là.

«Sur les 21 000 kms de canalisation, il y a seulement 6700 kms qui ont été fabriqués par deux entreprises algériennes, soit 32%», a-t-il précisé, en soulignant que ces entreprises, en plus, «Ne font que de la transformation. Les entreprises importent les bobines qu’elles transforment pour fabriquer des tuyaux. Pourquoi on ne fabrique pas les bobines ici ?», s’est-il interrogé, en expliquant que «le fait d’importer les bobines impacte négativement sur la réalisation des projets en matière de délai».

Les intervenants ont expliqué que, le souci de Sonatrach, c’est que les entreprises nationales répondent au triptyque délai, qualité et coût. «Réaliser un projet dans les délais, en assurant la qualité est important», a souligné M Rachid Hachichi Directeur de production à Sonatrach, en expliquant que «s’il y a un dépassement de délai de réalisation, il y aura un manque à produire et est énorme en matière de coût».

MDI Alger

Par ailleurs, M. Malik Megherbi, PDG de Global Industrie et Bâtiment (GIB), un groupe national privé qui travaille avec Sonatrach, a relevé certaines contraintes que rencontrent les entreprises nationales qui sous-traitent avec Sonatrach. Il a cité notamment, le retard dans le paiement des factures, l’obligation de recruter les travailleurs au niveau de la région où est implanté le projet.

Bessa, Résidence la Pinède