Le pétrole en fin de semaine : le marché hésite, affecté par de nouvelles tensions entre Washington et Pékin

Les prix du pétrole ont baissé vendredi alors que les courtiers s’inquiétaient d’une possible baisse de la demande mondiale après une nouvelle montée de tensions entre les Etats-Unis et la Chine dans leur bras de fer commercial.

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Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre a fini à 73,21 USD sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de jeudi. « La Chine est devenue plus agressive sur le plan des sanctions commerciales contre les États-Unis et cela suscite des craintes de baisse au niveau de la demande mondiale« , a commenté Gene McGillian de Tradition Energy.

Pékin s’est dite vendredi prête à imposer de nouveaux droits de douane sur environ 60 milliards de dollars de biens américains, en réponse à la menace américaine de durcir son projet de taxation de 200 milliards de biens chinois importés dès septembre, en faisant passer le taux de 10% à 25%.

Dans le même temps, « le marché a réagi aux information selon lesquelles la Chine a refusé de couper dans ses importations de brut en provenance d’Iran« , malgré la réimposition par les États-Unis de sanctions contre le régime de Téheran, a affirmé M. McGillian.

Washington s’est retirée en mai de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, annonçant vouloir exercer une « pression maximale » sur l’Iran à travers notamment un assèchement de ses exportations de brut. Jeudi, Téheran avait déjà dominé l’actualité sur le marché alors que de nombreux analystes s’inquiétaient de la tenue de manoeuvres militaires iraniennes en mer. Mais cette menace a été reléguée vendredi à l’arrière-plan.

« Il s’agit seulement d’une provocation du régime. L’idée que l’Iran pourrait bloquer le Détroit d’Ormuz par ses manoeuvres ne semble pas très crédible« , a noté M. McGillian. Ce détroit stratégique voit transiter chaque jour 18,5 millions de barils de brut.

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