Croissance industrielle : les filières de base demeurent le maillon faible

APAB

La croissance de l’économie algérienne a progressé de 1,3% durant les trois premiers mois de l’année, mais, cette progression est tirée vers le haut cette fois-ci, non pas par le secteur des hydrocarbures mais par le secteur agricole et industriel.

Selon les données communiquées par l’ONS, le secteur des hydrocarbures a enregistré un recul de 2% durant la même période, du certainement aux travaux de réhabilitation et de mise à niveau que réalise la Sonatrach sur ses équipements. Cette baisse de la croissance est soutenue en contre partie par le secteur hors hydrocarbures qui a augmenté aussi de 2%.

Toutefois,  dans un premier regard dans les détails de cette croissance hors hydrocarbures, c’est le secteur agricole et celui des Bâtiment-Travaux Publics et Hydraulique  (BTPH) et de l’industrie qui ont sauvé la mise avec des croissances qui dépassent les 4%.

Cette croissance est suivie par les autres filières attachées à ce secteur, à l’instar de l’agroalimentaire ou bien d’autres secteurs de l’industrie,tel que  les filières des Matériaux de construction qui ont augmenté de 2,1%, de l’Eau et l’Energie de +8,2%, alors que l’Industrie Agroalimentaire a progressé de plus de 6,%.

Toujours dans le secteur industriel ou l’Etat essaye de relever  plusieurs défis, les données pointent du doigt une baisse de croissance dans des secteurs névralgiques pour l’industrie tel que les Mines et carrières qui ont reculé de 10,2%, les Industries de Sidérurgie, Métallique, Mécanique et Electrique qui ont aussi connu une baisse de 7,4%. Ce qui indique que la stratégie industrielle est encore loin d’être lancée sur des projets d’envergure, sachant que la métallurgie et les Mines constituent la base de toute industrie innovante.

De ce fait, il devient important de booster davantage les politiques actuelles dans le secteur industriel et les adapter aux exigences et capacités de la demande de l’économie nationale. Pour y ‘arriver il est essentiel d’adapter les formations au secteur industriel et de mettre les moyens nécessaires pour atteindre le niveau souhaité dans le développement de l’industrie qui est essentiel pour tous les autres secteurs technologiques.

MDI Alger

Par ailleurs ce genre de réformes exige l’amélioration du climat des affaires en Algérie. Car, il est devenu très urgent pour adapter nos mécanismes de fonctionnement en économie à ce qui se fait ailleurs en faisant appel aux nouvelles technologies qui permettent d’avoir plus de précisions et plus de gains de temps pour les investisseurs.

Bessa, Résidence la Pinède