La conversion des véhicules au GPL/c a déjà absorbé 3.5 milliards DA

véhicules roulant en Sirghaz

Le programme de conversion des véhicules au gaz de pétrole liquéfié-carburant (GPL/c), a coûté, jusqu’à présent, à l’Etat la somme de 3.5 milliards de Dinars, a révélé lundi 16 juillet 2018, Mohamed Salah Bouzriba, le Directeur général de l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue).

«Pour le seul programme de conversion des véhicules au GPL/c, une enveloppe de 3,5 milliards de DA a été absorbée : C’est énorme», a confié le DG de l’Aprue dans un entretien accordé à l’agence officielle.

A rappeler qu’au titre du programme national de promotion du GPL-c, pas moins de 500.000 véhicules doivent être convertis à l’horizon 2021, permettant un gain de consommation de l’essence de 1,82 million de tonnes sur la période 2018-2021, et de 8,8 millions de tonnes sur la période 2018-2030.

Interrogé sur «les réticences des banques à financer les projets industriels relevant de l’efficience énergétique», Bouzriba a expliqué que face à cette difficulté, «l’Aprue compte voir, entre autres, les modalités de garantie des crédits bancaires à travers le Fonds national pour la maîtrise de l’énergie et pour les énergies renouvelables et de la cogénération (Fnmerc)».

«Il s’agit, d’une proposition à soumettre au ministère de l’Energie pour capter l’intérêt des banques » pour cette filière porteuse», a-t-il ajouté.

Toutefois,  selon le DG de «jusqu’à maintenant, ce Fonds a, certes, pris en charge le financement de plusieurs actions d’efficacité énergétique dans le secteur du bâtiment et des transports», mais, «il lui est impossible de tout financer». Dans ce sens, il a fait savoir que «nous optons pour le co-financement». Ajoutant «l’Etat a mis beaucoup d’argent en 2017 et 2018, mais ça reste limité».

Il a relevé, en outre, que la filière de fabrication des produits et équipements relevant de l’efficacité énergétique demeure encore embryonnaire en Algérie. «Malheureusement, le développement de cette industrie est en train de se faire timidement. Il n’y a pas encore d’afflux des industriels locaux pour le programme national d’efficacité énergétique. Nous avons seulement une quinzaine d’industriels qui activent dans cette filière», a-t-il regretté.

MDI Alger

Bouzriba a noté que, les kits pour la conversion des véhicules au gaz de pétrole liquéfié-carburant (GPL/c), sont jusque-là importés, et que «seuls les réservoirs sont fabriqués en Algérie».

Bessa, Résidence la Pinède