Retour des anciens Harkis en Algérie : l’ambassade de France apporte des précisions

Suite aux différentes informations qui ont circulé dans la presse nationale sur d’ «éventuelles pressions» ou bien « chantage » exercé par le gouvernement français sur les autorités algériennes afin de faciliter le retour des anciens Harkis en Algérie, l’Ambassade de France en Algérie a tenu à apporter des précisions sur ce sujet.

Ooredoo Maxy 2000

Dans un communiqué de presse rendu public hier soir, l’Ambassade de France a souligné que  sujet a été évoqué suite à la réponse donnée en mois de mai dernier par Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,  à un député de l’assemblée nationale sur la situation des anciens harkis et leur libre circulation entre la France et l’Algérie.

Ainsi il a été indiqué que le ministre Le Drian a rappelé que « le gouvernement français était sensible à la détresse ressentie par les anciens harkis et leurs familles qui ont dû quitter la terre où ils sont nés et qui ne peuvent y revenir même pour leur dernier voyage ». Il a réaffirmé la « mobilisation de longue date du gouvernement français pour permettre leur retour sur leur terre natale ».

L’ambassade Français a démenti ainsi les informations rapportées par la presse en indiquant que le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères n’a pas dit que la question du retour des anciens harkis en Algérie était au « centre des discussions » avec les autorités algériennes, pas plus qu’il n’a déclaré que la France « fera tout pour préserver le droit des harkis à retourner dans leur pays ». En outre, il n’a jamais été question, contrairement à ce qui a été écrit dans la presse, d’exercer quelque « pression » ou « chantage » que ce soit sur les autorités algériennes.

Toutefois, Le Drian a rappelé le souhait du Président de la République française, formulé lors de sa visite à Alger le 6 décembre dernier, de « travailler avec les autorités algériennes » à la réconciliation et à l’apaisement des mémoires, ajoute la même source.

Par ailleurs, l’ambassade rappelle que Le Président Macron avait marqué sa volonté d’engager la France dans ce travail et de « trouver les moyens pour que dans les prochains mois et les prochaines années », la France et l’Algérie « œuvrent ensemble à ce que les hommes et les femmes qui sont nés en Algérie et qui veulent pouvoir y revenir, quelle que soit leur histoire familiale et personnelle avec ce pays, puissent le faire ».

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De ce fait, « il s’agit simplement de proposer un dialogue sur une question très sensible » est-il indiqué dans le document. Le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a d’ailleurs rappelé dans sa réponse « qu’il convenait de ne pas sous-estimer la sensibilité de ces questions dans l’opinion et pour les autorités» tant en France qu’en Algérie  est  précisé dans le communiqué de presse.

EFTG