Michel Patry, Directeur Général HEC-Montréal : « les enseignements dispensés par HEC-Montréal sont adaptés aux spécificités algériennes»

HEC-Montrél et MDI-Alger
Michel Patry Directeur Général HEC-Montréal

Algérie Eco : Vous nous honorez cette année encore de votre présence à Alger. Quel sens donnez-vous à cette nouvelle visite ?

Ooredoo switch

M. Michel Patry : Je suis à Alger dans le cadre du suivi de notre collaboration avec ce partenaire d’exception qu’est le MDI-Alger avec lequel nous faisons de la formation pour cadres et de la formation diplômantes dans un programme de 2+2. C’est un partenariat qui se développe, s’enrichit et s’élargit chaque année davantage et c’est avec grand plaisir que nous revenons ici à Alger.

Le partenariat avec le MDI-Alger a, non seulement, le mérite de durer, mais d’être également très prolifique en contrats de formation. Il y a déjà trois contrats de signés et un quatrième serait en préparation. Où en êtes-vous exactement au plan de la coopération ?

On en est déjà à la 7e cohorte de programmes de formation MBA pour cadres qui est, comme vous le savez, notre programme phare à l’international. C’est un grand succès pour nous et c’est en grande partie grâce à la collaboration avec des partenaires de la trempe du MDI-Alger que nous avons pu avancer de la sorte à travers le monde. Le développement de notre partenariat avec le Business School d’Alger tend également à se développer sur le créneau du BA2 + 2 qui permet à de jeunes  algériennes et algériens d’entamer un cycle de formation MBA en Algérie et de le poursuivre à Montréal. Avec le MDI-Alger et Ooredoo nous avons également lancé d’autres cycles de formations supérieures (DESS). Beaucoup d’autres initiatives sont en préparation et certaines en bonne voie de concrétisation.

Il était fortement question de lancer avec le Business School d’Alger une formation spécialement destinée aux managers d’entreprises familiales. Où en est précisément ce projet ?

Un grand groupe de chercheurs de HEC-Montréal travaille sur ce projet. On a passé toute la journée à parler de cette éventualité avec les responsables du MDI-Alger Cette formation est, comme on dit,  sur la « planche à dessin » au même titre que le DESS portant sur les énergies renouvelables. Nous avons bon espoir de lancer dés l’année prochaine ces deux formations.

Les enseignements prodigués par HEC Montréal ayant été conçus au Canada d’aucuns craignent qu’ils ne correspondent pas aux spécificités algériennes. Qu’en pensez-vous ?

KIA RIO

C’est vrai qu’il y a des spécificités algériennes, mais avec la collaboration du MDI-Alger on parvient à s’y adapter. Nous acquerrons et développons ensemble du matériel et des supports pédagogiques les mieux adaptés aux spécificités algériennes. La présence de HEC Montréal en Algérie est de surcroit vielle de plus 4O ans. Elle remonte à la création de l’INPED, dans les années 7O. Une riche expérience des spécificités locales a pu être ainsi acquise par les experts canadiens et leurs collaborateurs. Avec une présence  aussi longue et aussi fructueuse en Algérie HEC Montréal a fini par mieux comprendre et manager cette dimension contextualisée qui compte effectivement beaucoup dans la conception des programmes pédagogiques.

EFTG