Premier jour du Ramadan : Les prix des fruits et légumes hors portée des ménages

prix des fruits et des légumes

Les prix des fruits et légumes affichés dans certains marchés de la capitale pour ce premier jour de Ramadan restent très élevés à la normale, obligeant les ménages à acheter le strict minimum pour leurs besoins.

BtoB Ooredoo

En effet, les grandes assurances et les différents dispositifs pris par le ministre du commerce n’ont pas permis d’avoir une maîtrise des prix, laissant le champ libre à la spéculation qui a engendré une flambée vertigineuse des prix.

Dans une virée que nous avons effectué le matin du premier jour du mois sacré dans certains marchés de la capitale, le constat était sans équivoque. Les prix affichés pour les légumes étaient rarement inférieurs aux 100 da. Dans le marché Closel, l’engouement des citoyens était important mais leurs couffins étaient à moitié vides. Avec des courgettes cédées à 160 da le Kg et la tomate à 170 da, les clients ne réfléchissent même pas,  » nous achetons juste ce que nous avons besoin aujourd’hui, dans l’espoir de voir les prix baissés les prochains jours » nous à confié un père de famille rencontré au marché, sans avoir encore rien mis dans son sac de courses.

Chose qui n’est pas assez garantie, puisque les gouttes de pluie qui ont commencé à tomber sur la capitale ont indiqué autres opinions pour les vendeurs, qui estiment qu’avec la pluie les prix resteront élevés durant plusieurs jours. Découvrant notre discussion avec les marchands, une vieille femme accompagnée de sa fille, n’a pas caché son désarroi face aux prix affichés. « Depuis trois jours que les prix stagnent à ce niveau » a telle martelé d’un air stressant. «Nous avons payé les carottes à 100 Da le kg alors que la salade est à 140 voir 150 da le kg, la pomme de terre est à 60 Da, franchement c’est insupportable ». Toutes les promesses que les responsables ont donné ces jours ci à la télévision sont fausses, et vous pouvez le vérifier par vous-même » a enchaîné sa fille qui tenait un sac de légumes dans ses mains.

L’Absence d’organisation des marchés favorise la spéculation

Avec ces prix exorbitants, les commerçants liquident peu à peu leurs marchandises. Sur les étagères du marché, les haricots verts sont affichés à 300 dinars le kg, le poivron et le piment sont à 80 voir 100 dinars. S’approchant des commerçants afin d’avoir des explications plus détaillées concernant ces prix, un vieux derrière le comptoir, nous explique que c’est le marché du gros qui est défaillant, et que les détaillants subissent les conséquences de la spéculation qui se passe dans ces marchés. Un jeune commerçant juste en face, qui essaye de vendre vers midi les quelques kilogrammes de légumes qu’ils lui restent sur son étagère, a pointé du doigt l’anarchie que connaissent les marchés de gros et même du détail. Selon lui, « cette anarchie échappe à tout contrôle, du coup, c’est la loi de la mafia qui s’impose dans l’informel». La même personne a suggéré l’ouverture davantage de marchés et l’instauration d’un contrôlé plus stricte sur les circuits de distributions.

Pour voir les températures des prix concernant, les fruits et les viandes, nous avons décidé de faire un saut au marché de Al Mellah, juste avant d’arriver au CHU de Mustapaha Pacha, si à première vue le marché semble plus organisé, les prix des produits ne sont pas vraiment différent de ceux de Closel. Les pêches sont à 220 dinars, alors que les nèfles ne sont pas cédées à moins de 200 dinars. Le peu de citoyens qui osent acheter des petites quantités pour la dégustation, n’ont pas caché leurs ras-le- bol face à ces prix. «J’ai acheté trois pièces de banane selon le nombre de ma petite famille à un prix de 320 Da le Kg » nous a déclaré un père de famille accompagné de son petit gosse.

Kia Picanto

Du coté des viandes, les prix ne sont pas vraiment à la portée de tous le monde, puisque la viande rouge est vendue au minimum à 1190 Da le Kg, or que la volaille est à 330 Da. Une situation qui mettra en embarras les ménages a moyenne bourse qui connaîtront surement une saignée important de leurs portefeuille au cours de ce mois de Ramadan.