Les problèmes au Mali peuvent compromettre l’achèvement de la Transaharienne

route Transaharienne

Les travaux au niveau de la route Transaharienne risquent de s’éterniser. Lancés dans les années soixante, plusieurs tronçons de ce projet, qui doit relier six pays africains dont l’Algérie, la Tunisie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Nigéria, accusent un retard considérable dans leur réalisation. Ce retard persiste d’ailleurs en raison des difficultés « de développement » qu’éprouvent certains pays, notamment le Mali.

« Le pays qui est dans la difficulté la plus grande, c’est le Mali. C’est le Nord Mali, entre Gao et la frontière algérienne sur 700 kilomètres », a rappelé ce dimanche 6 mai Mohamed Ayadi, Secrétaire général du comité de liaison de la Transaharienne. Et d’expliquer : « Même si on finance (par le biais des institutions internationales ou continentales, le problème n’est pas celui de la route, mais du développement (…) Le Mali a besoin de l’aide des institutions internationales, mais il faut la rendre visible ».

Pour M. Ayadi, le projet a globalement beaucoup avancé, surtout du côté algérien qui, selon lui, a fortement « contribué à crédibilisation » de cette infrastructure d’envergure. « C’est elle (l’Algérie) qui le porte, c’est elle qui donne l’exemple », s’est-il vanté.

Toutefois, cet état d’avancement s’effectue avec les moyens du bord de chaque pays. « Pour revenir sur le projet, il a beaucoup avancé. Mais qu’est-ce que c’est beaucoup ? Chacun des pays en fonction de ses moyens a avancé au gré des années », a-t-il soutenu.

De cet état d’avancement, le SG du comité de liaison de la Transaharienne a indiqué que sur l’axe majeur reliant l’Algérie au Nigéria, il ne manque que le tronçon reliant Arlit (Niger) à Samaca à livrer. « Aujourd’hui le projet est très avancé dans sa réalisation. Sur l’axe majeur Alger – Lagos, il ne reste plus qu’à relier Arlit à Samaca », a-t-il affirmé.

MDI Alger

Dans ce contexte, M. Ayadi a plaidé pour l’achèvement de cette infrastructure qu’il qualifie « de vecteur d’échanges important » sur le plan économique. Un vecteur qui permettra de donner un nouvel élan à l’économie nationale. « Jusqu’à présent les exportations algériennes vers les pays du Sahel n’étaient pas marquantes parce que nous avions de l’argent, parce que nous n’avions pas de raisons (à aller vers l’export à cause de l’opulence financière de l’Algérie à l’époque)», a-t-il regretté. « Mais la situation a changé (sur le plan financier). Il faut qu’il y ait une politique, il faut définir une stratégie (pour corriger le tir) », a-t-il souligné.

Bessa, Résidence la Pinède