Restrictions des importations : la commission européenne dépêchera son directeur du commerce le 26 Avril à Alger

directeur de commerce de la commission européenne

Suite aux déclarations de la Commissaire européenne au Commerce, Mme Cecilia Malströme, qui a jugé les mesures prises par le gouvernement algérien «non conforme à l’accord de libre-échange», ce qui a suscité de vives réactions à Alger, la commission européenne dépêchera cette semaine son directeur de commerce à Alger.

C’est du moins ce qui a été confirmé aujourd’hui par le chef de la délégation européenne en Algérie, John O’Rourke en marge d’une conférence de presse portant sur la présentation de 19 éme festival européen en Algérie qui se teindra du 26 Avril au 13 mai dans plusieurs villes de pays.

M O’Roucke qui n’a pas voulu commenter ni les déclarations de la partie européenne, ni des répliques de la classe d’affaire en Algérie, a jugé que « le moment n’est pas opportun pour commenter» et il a demandé de « laisser les experts » travailler sur ce sujet.   Ainsi, le directeur à la direction générale du commerce Ignacio Gracias Bercero sera à Alger le 26 Avril « pour un dialogue » a indiqué l’ambassadeur de l’UE. Un dialogue qui se penchera surement sur des explications d’une part et d’une autre sur les mesures prises par le gouvernement algérien pour réduire sa facture d’importation dans un moment de crise économique que connait le pays. De ce fait, la partie Algérienne demandera probablement à la partie européenne d’être compréhensive concernant la situation que traverse l’Algérie dans les moments actuels.  

Pour rappel, la classe économique en Algérie a critiqué les réactions de l’UE à l’instar de M. Mustapha Mekideche, Vice-président du conseil national économique et social (CNES) qui a  jugé la réaction de l’UE « paradoxales et contradictoires ». Alors que  La Centrale syndicale (UGTA) et le Forum des chefs d’entreprise (FCE) ont signés conjointement une déclaration dans laquelle ils ont considéré que «ces mesures de protection ne remettent nullement en cause la volonté de l’Algérie de consolider sa coopération économique avec ses partenaires stratégiques dont l’Union européenne fait partie».

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