L’Egypte mettra aux enchères 10 à 11 concessions pétrolières et gazières en Méditerranée

exploration pétrolière et gazière en Méditerranée

L’Egypte va mettre aux enchères 10 ou 11 blocs d’exploration pétrolière et gazière en Méditerranée, a déclaré ce mardi le ministre du pétrole Tarek El Molla, selon Reuters.

Et d’ajouter, « l’Egypte a également l’intention de vendre aux enchères des forages pétroliers et gaziers dans la mer Rouge d’ici la fin de 2018 », lors d’une conférence de presse.

L’Égypte prévoit d’accélérer la production à partir de champs récemment découverts, en vue d’arrêter les importations d’ici 2019 et de parvenir à l’autosuffisance.

Lors d’une conférence de presse séparée mardi, la filiale d’Eni, IEOC, a déclaré qu’« elle vise à augmenter la production de gaz du champ égyptien de Zohr à 1,2 milliard de pieds cubes par jour en mai et à l’augmenter à 2 milliards de pieds cubes fin 2018 », selon le même média.

Découvert en 2015 par Eni, le champ contient environ 30 billions de pieds cubes de gaz.

Par ailleurs, le ministre M. Molla a indiqué que « les subventions aux carburants en Égypte ont atteint 84 milliards de livres égyptiennes (4,75 milliards de dollars) au cours des neuf premiers mois de 2017-2018, qui se terminent le 30 juin, contre 78 milliards un an plus tôt », selon la même source.

Pour rappel, le gouvernement avait alloué environ 120 milliards de livres égyptiennes (6,80 milliards de dollars) pour les subventions au carburant dans le budget 2017/18, mais le ministre égyptien des Finances, Amr El Garhy, a déclaré la semaine dernière qu’il attendait une facture d’environ 110-115 milliards de livres égyptiennes.

L’Egypte a réduit les subventions aux carburants deux fois en moins d’un an et, selon un document officiel, vise à réduire les subventions aux carburants d’environ 26% à 89,075 milliards de livres égyptiennes en 2018/1919.

MDI Alger

Ces derniers mois, l’Egypte a intensifié l’exploitation de ces ressources en hydrocarbures qui se trouvent en mer méditerranéenne, et ce pour répondre à une demande interne croissante. Pour exploiter ses gisements offshores, l’Egypte a fait appel à des géants pétroliers européens, en l’occurrence le français Total et l’italien Eni. La question se pose quant à la réticence de Sonatrach à se lancer dans  l’exploitation des gisements offshores algériens.

Bessa, Résidence la Pinède