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Le fonds souverain norvégien devrait investir dans des énergies renouvelables non cotées

Le fonds souverain norvégien doté de 1 000 milliards de dollars devrait être autorisé à investir dans des projets d’énergies renouvelables non cotés tels que les parcs solaires et les parcs éoliens, a annoncé samedi le parti conservateur au pouvoir, selon Reuters.

Le plus important fonds souverain du monde, qui investit les revenus pétroliers et gaziers norvégiens dans les actions, les obligations et l’immobilier, a depuis de nombreuses années demandé l’autorisation d’investir dans des actifs d’infrastructure non cotés.

« Laissez le fonds investir dans des infrastructures non cotées pour les énergies renouvelables avec la même demande de rentabilité que pour les autres investissements », a indiqué le parti au pouvoir, dans une motion.

La direction du fonds est autorisée à investir dans des sociétés non cotées qui recherchent de manière imminente une cotation boursière. Il s’est plaint par le passé qu’il manquait de bonnes opportunités car il ne pouvait pas investir dans ces dernières plus tôt.

Par ailleurs, Paul Fisher, ancien gouverneur de la banque d’Angleterre et associé principal du Cambridge Institute, a déclaré que « cette décision des conservateurs sera un signal fort pour les autres investisseurs et les fonds souverains, de Londres et New York à Tokyo et à Séoul ».

De l’avis des experts, cette décision prudente du Parti conservateur est un tournant majeur qui devrait ouvrir la voie au Parlement pour demander au fonds d’entrer dans le marché des infrastructures renouvelables non cotées.

De son côté, le ministre des Finances, Siv Jensen, présentera un livre blanc sur le fonds mardi.

Pour rappel, elle a rejeté dans le passé la possibilité de permettre au fonds d’investir dans des infrastructures non cotées dans leur ensemble, pas seulement pour les énergies renouvelables, en invoquant le risque politique.

Pour M. Martin Norman, responsable de Greenpeace Nordic, « maintenant, le Parlement doit suivre. Je ne vois pas de bonnes raisons pour lesquelles le ministère (des finances) devrait arriver à une conclusion différente », selon la même source.

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