Développement de la filière semences : L’OAIC se tourne vers le privé

développer la filière des semences

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) veut développer la filière des semences en s’orientant vers le partenariat public-privé. C’est dans ce sens que l’OAIC lance, à travers sa filiale Sapec, un avis d’appel à manifestation national et international pour la création d’une jointe venture. Il s’agit d’associer des partenaires privés nationaux ou étrangers et les EPE/SPA fermes pilotes relevant de son portefeuille.  

Cette initiative intervient au moment où son PDG Mohamed Belabdi assurait en janvier que l’Algérie avait cessé d’importer des semences de blé dur, blé tendre et d’orge. « Pour les semences, je peux déclarer officiellement que la bataille est gagnée: les semences du blé dur et tendre et de l’orge sont produites totalement en Algérie », a-t-il affirmé sur les ondes de la Radio nationale. En conséquence, a-t-il poursuivi, l’Algérie n’importera plus les semences de ces céréales. Il a aussi indiqué qu’une nouvelle société mixte a été récemment créée avec des partenaires français afin de renforcer le potentiel génétique en Algérie.

Cette société a pour objectif d’introduire de nouvelles variétés françaises de semences pour satisfaire la demande des agriculteurs qui exigent un matériel génétique plus performant pour améliorer leur  rendement.

Notons également que le bilan de la production des céréales durant la saison 2016-2017 a atteint plus de 35 millions de quintaux contre 34 millions de quintaux au titre de la campagne moisson-abattage 2015-2016.

Une nette amélioration dans la production des céréales a été enregistrée durant la saison actuelle, à la fin de la campagne de moisson d’un taux de 88% des surfaces agricoles consacrées à la production des céréales, alors que 12% de ces surfaces n’ont pas été encore moissonnées.

MDI Alger

Par ailleurs, la compagne 2017-2018 s’annonce très bien grâce à une bonne pluviométrie à l’Est, l’Ouest et au Centre du pays, selon les responsables du secteur. Les conditions de travail des agriculteurs sont bonnes notamment en matière d’accompagnement financier et d’approvisionnement en engrais et en semences, dit-on.

Bessa, Résidence la Pinède