Le pétrole monte en raison de tensions géopolitiques au Moyen-Orient

prix du pétrole Brent

Les prix du pétrole Brent ont atteint ce vendredi leur plus haut niveau en plus de deux semaines alors que les cours boursiers américains ont augmenté.

En effet, le baril de Brent, référence européenne,  a augmenté de 1,09 dollar pour s’établir à 66,21 dollars le baril, soit un gain de 1,7%. Au cours de la session, Brent a atteint 66,42 $, son plus haut niveau depuis le 28 février.

Le « Sweet Light Crude », référence américaine (WTI) pour livraison avril, a augmenté de 1,15 dollar pour s’établir à 62,34 dollars le baril, un gain de 1,9%. Le brut américain a atteint 62,54 dollars vendredi, son plus haut niveau depuis le 7 mars.

Le Brent a gagné 1 pour cent pour la semaine, tandis que WTI a marqué une hausse hebdomadaire de 0,4 pour cent. C’était la deuxième hausse hebdomadaire consécutive pour les deux références, selon l’agence Reuters.

Les gains sur Wall Street ont également soutenu les cours du pétrole, qui ont récemment progressé parallèlement aux indices boursiers américains. Le contexte géopolitique au Moyen-Orient, notamment les tensions entre l’Arabie Saoudite et l’Iran, a soutenu les prix de l’or noir.

« Jeudi, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a prédit une reprise de la demande mondiale de pétrole cette année, mais l’offre augmente à un rythme plus rapide, ce qui devrait stimuler les stocks », selon la même source.

A ce propos, l’AIE a relevé ses prévisions de la demande de pétrole de 97,8 millions de barils/jour en 2017 à 99,3 millions de barils par jour en 2017. L’AIE s’attend également à une augmentation de 1,8 million de barils/jour en 2018 à 59,9 millions de barils/jour pour les pays non membres de l’OPEP, menés par les États-Unis.

Pour rappel, l’OPEP et d’autres producteurs ont réduit leur production pour réduire la surabondance de brut dans le monde. De l’avis des analystes, la demande s’améliore graduellement et continue d’être intégrée dans le prix du pétrole.

Mercredi, le gouvernement américain avait annoncé une hausse des stocks de brut aux États-Unis de plus de 5 millions de barils.