Exclusif : les 10 recommandations de la conférence sur les énergies renouvelables

conférence sur les énergies renouvelables

Ces recommandations ont été élaborées à l’intention des pouvoirs publics à l’occasion de la conférence sur les énergies renouvelables- EnR organisée au mois de janvier passé, à l’initiative du FCE, de Sonatrach et de la Sonelgaz. Les voici en exclusivité :

  1. Mise en place d’un conseil national consultatif des EnR : Conseil, composé de personnalités institutionnelles, d’opérateurs économiques, de représentants de structures de recherche, d’experts et des personnalités du secteur des finances et des banques, Il aura pour mission principale de conseiller le gouvernement sur les orientations stratégiques en matière  de développement des EnR et pour assurer leur ancrage dans les activités économiques de notre pays. Il contribue également à la refonte de l’écosystème énergétique national.
  2. Donner au programme national des EnR les trois dimensions essentielles à l’atteinte les objectifs fixés par le gouvernement : visibilité, crédibilité et attractivité : Pour ce faire le programme national des EnR doit être communiqué de manière transparente et planifié sur la période 2018-2030. Les déclinaisons qui en découlent  prendront en compte l’ensemble des éléments nécessaires à une mise en œuvre harmonieuse et efficace du programme national. A ce sujet la conférence suggère le lancement immédiat d’une première phase dite « d’amorçage » du programme qui s’étalera sur la période 2018-2020
  3. Ecosystème / pme/pmi & concurrence : L’état doit créer un écosystème favorable à l’émergence d’une filière industrielle des EnR.  Cet écosystème doit permettre aux PME/PMI d’investir dans l’ensemble des segments composant la chaine de valeur des énergies renouvelables et créer ainsi des centaines de millier d’emplois directs (on estime à 40 emplois directs crées pour un Mégawatt)
  4. Contrat d’achat / PPA: Mettre en place un système de garantie de la « bancabilité » des projets EnR. Ce système décliné par un contrat d’achat garanti doit permettre de rassurer les banquiers et  les investisseurs et protéger toutes les parties prenantes des consortiums de réalisation des projets EnR.  Ce contrat doit être bancable, et chaque équipement doit l’être également… (Modules, Onduleurs.)
  5. Mix EnR &efficacité énergétique dans les industries énergivores: Eriger un dispositif réglementaire pour inciter les opérateurs à baisser leur facture d’énergie au travers de projets d’auto- consommation via le photovoltaïque (ou autres) ce qui permettra la réduction des émissions de CO2 pour être en accord avec les engagements de l’Algérie (COP22).
  6. Financement : Explorer toutes les formes de financement disponibles particulièrement celles prévues dans le cadre des PPP. Favoriser la Mise en place de dispositifs de Project finance
  7. Industrie locale « made in Algeria »: vecteur de création d’emploi et de réduction des importations : Instituer un Bonus sur le KWHR indexé aux intrants fabriqués  localement  (dispositif déjà instauré dans de nombreux pays comme la Turquie, l’Inde, le Brésil..). Cela  permet de créer des mécanismes qui donnent lieu à  un tarif d’achat bonifié incitant ainsi les grandes sociétés dites IPP à l’instar des grands groupes comme :  ENGIE, TOTAL, ENI, BELECTRIC…  à travailler de concert avec les industriels locaux pour les encadrer, et faire en sorte qu’ils soient compétitifs (coûts) et aux normes (qualité). Tous les segments de la chaine de valeur seront concernés par ce bonus : Les Modules PV, Câbles, Onduleurs, Structures ou support métallique qui permet de porter les modules. 
  8. Implémenter le « zéro importations en accord avec le tissus industriel»: cela doit être instauré dès que la capacité locale industrielle atteint la taille critique 0.5GW (500MW) /an. Il reste entendu que cette capacité doit être conforme aux normes de qualité admises dans le secteur et à des niveaux de prix compétitifs.
  9. Fiscalité incitative: Mettre en place un système d’incitations fiscales. A ce titre la conférence préconise l’exonération de l’ensemble des intrants de toute la filière industrielle sur une période minimale de 5 ans. Cela donnera le temps nécessaire à l’atteinte de la  taille critique de l’écosystème.
  10. Tenir compte des engagements de l’Algérie en matière de réductions des émissions de gaz à effet de serre et favoriser le développement d’une filière  off-grid par la mise en place

d’un dispositif national de régulation, organisation et développement de cette  filière.  

MDI School