Pétrole : les Etats-Unis couvriront 80% de la croissance de la demande mondiale d’ici 2020

l'or noir

« La croissance de la production pétrolière des États-Unis, du Brésil, du Canada et de la Norvège pourrait bien approvisionner le monde, dépassant ainsi la croissance mondiale de la demande de pétrole jusqu’en 2020, mais d’autres investissements seront nécessaires pour stimuler la production »,  a indiqué l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) dans son dernier rapport annuel sur les marchés pétroliers.

L’AIE a précisé que « au cours des trois prochaines années, les États-Unis couvriront à eux seuls 80% de la croissance de la demande mondiale, avec le Canada, le Brésil et la Norvège, tous membres de la l’AIE, pouvant couvrir le reste ».

Mais le rapport constate qu’ « en dépit de la baisse des coûts, des investissements supplémentaires seront nécessaires pour stimuler la croissance de l’offre après 2020 », précisant « l’industrie pétrolière doit encore se remettre d’une baisse sans précédent des investissements sur deux ans en 2015-2016 ».

Le Directeur général de l’AIE a déclaré que « les Etats-Unis vont imprimer leur empreinte sur les marchés mondiaux du pétrole pour les cinq prochaines années », ajoutant « mais la faiblesse de l’investissement mondial reste une source de préoccupation. Davantage d’investissements seront nécessaires pour compenser le déclin des champs pétroliers – le monde doit remplacer 3 millions de barils/jour de baisses chaque année – tout en satisfaisant également une forte croissance de la demande ».  

« Soutenue par la croissance économique en Asie et la reprise de la pétrochimie aux Etats-Unis, la demande mondiale de pétrole augmentera de 6,9 millions de barils/jour d’ici 2023 à 104,7 millions de barils/jour. La Chine reste le principal moteur de la croissance de la demande, mais des politiques plus strictes visant à réduire la pollution de l’air ralentiront la croissance », a souligné l’AIE dans le même rapport.

S’agissant de la capacité de production mondiale de pétrole, l’AIE estime qu’ « elle devrait augmenter de 6,4 millions de barils/jour pour atteindre 107 millions de barils/jour en 2023 », précisant que « grâce à la révolution du schiste, les États-Unis sont en tête, avec une production totale atteignant près de 17 millions de barils/jour en 2023, alors qu’elle était de 13,2 millions de barils/jour en 2017. La croissance est menée par le bassin du Permien, où la production devrait doubler d’ici 2023 ».

MDI Alger

L’AIE  a rappelé dans son rapport que « la quasi-totalité de la croissance de la production de l’OPEP provient du Moyen-Orient. Au Venezuela, la production de pétrole a chuté de plus de la moitié au cours des 20 dernières années et les baisses devraient s’accélérer », en soulignant « la forte baisse de la production au Venezuela compensera les gains en Irak, entraînant une croissance de la capacité de production de pétrole brut de l’OPEP de seulement 750 000 barils par jour d’ici 2023. Si les fondamentaux ne changent pas, le coussin de capacité de réserve mondiale tombera à seulement 2,2% de la demande en 2023, le nombre le plus bas depuis 2007 ».

Bessa, Résidence la Pinède