Maghreb Mobile Expo 2018 : cap vers une économie numérique

start-up algérienne

« Le Maghreb Mobile Expo réunit les principaux intervenants dans le secteur des nouvelles technologies, on retrouve donc les opérateurs télécom, les fabricants de Smartphones, les start-up les développeurs, ainsi que les banques et les assurances », a déclaré ce mercredi M. Saïd Benmesbah, Directeur Général de Be Smart Services et organisateur de la 1ère édition du Salon Maghreb Mobile Expo 2018 qui se tient du 21 au 23 février au Palais de la Culture Moufdi Zakaria.  

Il a indiqué que « l’objectif de cet élément est de mettre en avant la start-up algérienne et les grandes entreprises qui participent pour créer un contenu et des services purement algériens », ajoutant « nous souhaitons également mettre en avant l’expertise des entreprises algériennes qui sont assez développées dans le domaine des TIC, et de les exporter, dans un premier temps, dans les pays maghrébins où nous avons des échanges, puis vers les pays africains ».

M. Benmesbah a rappelé que «la principale contrainte des start-ups aujourd’hui est leur financement, et à ce propos, nous avons invité des banques et des business angels pour les mettre en contact avec les start-ups ».


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Interrogé sur l’intérêt des banques à financer les start-ups, M. Benmesbah a souligné que «les start-ups aujourd’hui peuvent dégager des bénéfices très rapidement, puisqu’il s’agit de solutions qu’on peut exécuter rapidement sur le marché, ce qui permet un retour sur investissement », poursuivant « les banques commencent à investir dans les start-up. Nous avons aussi mis en place un espace B2B qui permettra de mettre en relation les start-ups et les banques pour discuter du financement et du coaching ».

De son côté, M. Haj Tahar Boulanouar, Président de l’Association nationale des Commerçants et Artisans (ANCA), a indiqué que « le principal  but de notre économie et de notre commerce est la numérisation de l’économie. Nous faisons tous les efforts pour arriver à une économie numérique », ajoutant « en tant que partenaire de cet événement, l’Association a pour but de contribuer à la numérisation de l’économie ».

M. Boulanouar déplore le retard de notre pays dans la numérisation de l’économie, notamment par rapport à nos voisins, expliquant qu’«environ 70% de nos commerçants et de nos opérateurs économiques n’utilisent pas ou peu les nouvelles technologies dans le cadre de leur travail ». Avant de préciser « nous avons constaté que l’utilisation des nouvelles technologies par les commerçants, permet de gagner du temps et de réduire les charges ».

Par ailleurs, M. Boulanouar a indiqué que « son association a mis en place la commission nationale des commerçants, de la téléphonie mobile et des électroniques. Cette commission a deux tâches qui consistent à former les commerçants et les artisans, répartis sur tout le territoire national, dans le domaine des technologies et de l’informatique. La deuxième tâche est de créer des applications qui pourront aider les commerçants et les artisans dans l’exercice de leur travail ».

Abordant la réticence de certains commerçants à se doter de TPE, M. Boulanouar a expliqué que «les commerçants sont encore un peu réticents à utiliser les Terminaux de paiement électronique (TPE), parce qu’ils n’ont pas encore confiance dans ces moyens même les citoyens se montrent aussi réticents, c’est pourquoi nous devons préparer les mentalités ».


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S’agissant de l’obligation faite aux commerçants de se doter de TPE dès le début de cette l’année, sous peine de se voir infliger une amende allant de 10.000 à 100.000 DA, M. Boulanouar a indiqué que « nous avons proposé de prolonger cette obligation de deux ans ».