Gaz : L’Europe investit 1,2 milliard pour diversifier ses ressources

gazoduc trans-adriatique

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement prévoit d’allouer cette année des prêts d’un montant de 1,2 milliard d’euros au gazoduc trans-adriatique, ou Trans-adriatic Pipeline (TAP), dans le cadre d’un projet de 40 milliards de dollars destiné à acheminer de nouveaux gaz vers l’Europe, a annoncé ce mercredi un responsable de la BERD à l’agence Reuters.

L’Union européenne, fortement dépendante du gaz russe, qui transite par l’Ukraine via trois gazoducs, tente de réduire cette dépendance en développant ce qu’on appelle le corridor gazier sud, qui devrait apporter environ 16 milliards de mètres cubes de gaz vers l’Europe par an à partir de 2020.

« Le gaz viendrait du champ géant de Shah Deniz 2 en Azerbaïdjan via TAP ainsi que du gazoduc du sud du Caucase qui traverse la Géorgie et le pipeline trans-anatolien qui traverse la Turquie », a précisé Reuters.

« Le montant attendu sera de l’ordre de 500 millions d’euros en prêt direct et jusqu’à 700 millions d’euros en prêt syndiqué, sous réserve des approbations internes finales », a déclaré Bruno Balvanera, directeur de la BERD pour le Caucase, la Moldavie et la Biélorussie. Et d’ajouter « Il devrait être approuvé vers le milieu de l’année ».

Par ailleurs, la BERD a approuvé l’année dernière, « un prêt de 500 millions de dollars pour le gazoduc trans-anatolien. Les flux de gaz azéri vers la Turquie devraient commencer à circuler en juillet 2018. La Banque européenne d’investissement a approuvé un prêt de 1,5 milliard d’euros pour le TAP au début de ce mois », selon la même source.

Pour rappel, l’Algérie est le troisième fournisseur en gaz de l’Europe dont plusieurs pays, a l’instar de l’Italie, souhaitent réviser les contrats gaziers arrivés à terme.

Dans ce contexte où l’Europe veut diversifier ses ressources gazières pour réduire sa dépendance envers la Russie, qui, rappelons-le n’a pas hésité en 2004 à fermer les vannes, on se demande quelle est la stratégie de l’Algérie pour conquérir plus de parts de marché gazier en Europe.

MDI Alger