La SNTF détient 3% du fret national

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« La SNTF détient actuellement 3%  à 4% du fret national et elle ambitionne d’atteindre 17%. Pour cela, nous avons d’autre choix que d’aller vers une offre globale en logistique », a indiqué ce lundi M. Halliche Farid, Directeur Transport à la SNTF, lors d’une conférence en marge de la 5è édition du Salon international du transport, de la Logistique et de la Mobilité organisé aux Palais des Expositions d’Alger.

Il a indiqué que « la SNTF souhaite se lancer dans la réalisation de plateformes logistiques, parce que 90% du volume du fret sont réalisés actuellement sur des embranchements particuliers, c’est-à-dire des clients qui sont embranchés au rail », poursuivant « l’entreprise a choisi le site pilote de Rouiba, où elle a une gare marchandise pour mettre en place une plateforme logistique de distribution ».

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M. Halliche a rappelé que « cette nouvelle approche de la Société Nationale de Transport Ferroviaire (SNTF) consistant à se doter de bases logistiques est dictée par le souci de l’entreprise de reconquérir les parts de marché du fret. Nous avons constaté aujourd’hui que le concept de gare à gare est révolu et on s’achemine vers une offre globale de supplychain ».

De son côté, M. Djoumer Elhadi, PDG de Rail Logistique, filiale de la SNTF, a souligné, lors de son intervention, que « les terminaux ferroviaires désignent une plateforme d’échanges dédiés aux opérations de chargement ou de déchargement de marchandises entre trains et camions. L’inter modalité implique l’utilisation d’au moins deux modes de transport qui sont intégrés dans une chaîne de transport de porte-à-porte », ajoutant «la notion de l’inter modalité englobe tous les modes de transport. Le nouveau terminal intermodal du Luxembourg rail/route, permet le transbordement de 300.000 conteneurs et 300.000 semi-remorques par année, alors que l’Algérie traite environ 1.200.000 conteneurs par an, y compris les conteneurs vides ».


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Il a indiqué que «les objectifs assignés à la mise en place des terminaux ferroviaires en Algérie consiste à capter le volume fret sur le ferroviaire, optimiser l’utilisation des infrastructures ferroviaires en facilitant l’intermodalité, traduire les investissements publics réalisés dans les différents modes de transport en un système intégré dans lequel les modes sont complémentaires et efficients et réduire les coûts logistiques. Cela va permettre d’améliorer la compétitivité et l’attractivité de l’économie nationale ».

Pour implémenter les terminaux ferroviaires, le gouvernement doit, selon lui, « mettre en place un cadre légal et réglementaire désignant les acteurs concernés, mettre en place un  régime fiscal pour la réalisation et l’exploitation des terminaux ferroviaires rappelant que « tous les gouvernements dans le monde sont à la recherche de l’optimisation de leur fiscalité, puisqu’elle est la première ressource budgétaire », et « d’identifier les modes de financements à coûts modérés avec des subventions adéquates de l’Etat pour la réalisation des terminaux ferroviaires ».

De son côté, M. Rouibi Madi, Customer Director à EMA-Alstom, est revenu sur la nouvelle ligne 3 pour le métro d’Alger, indiquant que « cette ligne comprend une première phase de 15,34 km, avec 11 stations, qui va relier Ain Allah à la future gare centrale de Kourifa. Une deuxième phase de 4 km, avec 2 stations, va relier Bahdja à Kourifa.

Il a rappelé que « cette nouvelle ligne sera réalisée sur viaduc avec une emprise au sol très faible, avec une capacité de transport de la nouvelle ligne 3 sera de 960.000 passagers par jour », ajoutant « cette solution sur viaduc permet d’économiser 30% par rapport à un système de métro traditionnel et c’est un métro sans conducteur ».

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