Loukal : « Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour réduire l’érosion des réserves officielles »

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Les réserves de changes de l’Algérie ont connu une régression de 16,8 milliards de dollars au cours de l’année 2017, passant de 114,1 Mds de dollars en décembre 2016, à 97,3 Mds de dollars fin 2017, a indiqué hier le gouverneur de la banque d’Algérie Mohamed Loukal.

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Le gouverneur a dans ce sens,  averti sur les capacités de la Banque d’Algérie de faire face aux chocs extérieurs, si la baisse continue sur ce rythme.  Ainsi,  compte tenu des perspectives de stabilité des prix des hydrocarbures à moyens terme à des niveaux proches  de ceux actuels, et le déficit des comptes extérieurs, qui reste élevé, notamment celui des biens et services,  « des efforts supplémentaires sont nécessaires pour diminuer la demande interne et améliorer l’offre locale de biens, et  pour réduire l’érosion des réserves officielles » a exhorté l’intervenant.

Selon les explications  de M Loukal qui présentait le rapport annuel de la Banque centrale sur l’évolution économique et financière de l’Algérie de 2016, cette érosion est dû spécialement à la baisse effective de la balance de paiement de près de 23,3 milliards de dollars, ainsi qu’aux changements subit dans le taux de change des devises à savoir l’Euro et le dollar américain. Concernant ce second argument, le gouverneur a indiqué qu’il a été positif de 6,5 milliards de dollars en 2017, alors qu’il a été négatif de 4,9 milliards de dollars en 2016.

Chute de dinars face à l’euro

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Si la monnaie nationale,  a connu une stabilité durant le premier semestre de l’année précédente, elle s’est effondrée par contre en fin de l’année, face à la monnaie européenne l’Euro, de l’ordre   15,36%, a indiqué le gouverneur de la BA. Cette baisse est dût selon lui «  à la forte hausse de l’euro face au dollar sur le marché international ». Ajoutant à cela l’augmentation des différents déséquilibres externes et publics en Algérie, ainsi que l’évolution non convenable de certains paramètres économiques a l’instar de l’inflation, le prix du baril malgré son amélioration, et la stabilité des dépenses publiques à des niveaux importants.

EFTG