Le pétrole remonte après six séances de baisse

coopération dans le domaine du pétrole

Les cours du pétrole se reprenaient lundi en fin d’échanges européens après six séances consécutives de baisse, profitant notamment d’un accès de faiblesse du dollar.

KIA RIO

Vers 17H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 63,80 USD  sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 29 cents par rapport à la clôture de vendredi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour la même échéance prenait 48 cents à 59,68 USD  « Après avoir touché de nouveaux plus bas (depuis décembre, ndlr) vendredi avec un nombre de puits actifs en hausse aux Etats-Unis, la faiblesse du dollar a permis au Brent et au WTI  de se ressaisir« , a commenté Henry Croft, analyste chez Accendo Markets.
La faiblesse du dollar, qui sert de référence aux prix du brut, permet aux investisseurs utilisant d’autres devises d’effectuer des achats à bon compte.
En baisse marquée depuis la fin du mois de janvier, le marché reste cependant terne.
« Les investisseurs s’inquiètent; ce qui a fait grimper les prix du brut depuis le mois de septembre, à savoir une demande mondiale robuste, des perturbations de la production et une discipline de l’industrie américaine, pourrait ne pas tenir« , ont commenté les analystes de Goldman Sachs.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s’est associée fin 2016 à 10 autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leurs productions.
Cet accord, qui a été renouvelé jusqu’à fin 2018, ainsi que des perturbations involontaires de la production, notamment au Venezuela, ont fait grimper les prix du pétrole.

Mais les industriels américains ont profité de cette opportunité pour développer leurs coûteuses exploitations de pétrole de schiste.
Le nombre de puits de pétrole actifs aux Etats-Unis a ainsi augmenté la semaine dernière, selon des données publiées vendredi par l’entreprise de services pétroliers Baker Hughes.
Toutefois, a souligné Phil Flynn de Price Futures Group, « les producteurs répondent à la demande. Ils ne pompent pas juste pour le plaisir de pomper, les réserves de pétrole ont plongé aux Etats-Unis et la demande au niveau mondial est au plus haut« .
L’OPEP a d’ailleurs aussi relevé dans son rapport mensuel sa prévision de demande mondiale de pétrole à 98,60 millions de barils par jour, soit une croissance de 1,59 million de barils par jour sur l’année.

Afp