Faute d’usines de transformation agricole : 8000 tonnes de maïs ont été toutes destinés à l’aliment de bétail à Adrar

tonnes de maïs

L’Association nationale de protection des consommateurs (APOCE) regrette le fait que 8000 tonnes de maïs produits dans la seule wilaya d’Adrar ont été toutes orientés vers l’aliment de bétail à cause de l’absence d’une industrie agroalimentaire de transformation de ce produit.

Matière première largement utilisée dans la production d’aliment de bétail et de volaille, le maïs occupe une part importante dans la structure des importations céréalières de l’Algérie depuis des années. Ce n’est qu’à partir de 2014, que cette matière stratégique est produite au niveau local.

Parmi les régions ayant un fort potentiel pour la production du maïs, Naâma, Biskra, Ouargla et Ghardaïa avec des rendements qui sont estimés entre 80 et 100 quintaux/ha. Il est vrai que le maïs est très demandeur en eau, avec une consommation moyenne de 6.000 m3/ha, mais les disponibilités en ressources hydriques dans les régions du sud sont suffisantes pour développer la culture du maïs.

Avec les subventions de l’Etat pour le développement de la production intensive du maïs au niveau national, les agriculteurs sont également appelés à s’investir dans ce créneau qui peut être largement rentabilisé parce que l’Etat garantit un prix d’acquisition de même niveau que le blé dur, à savoir 4500 DA/quintal.

En première phase, la surface à cultiver pourrait atteindre les 100.000 hectares pour une production attendue entre 8 et 10 millions de quintaux de maïs. A moyen terme, cette superficie sera élargie afin de contribuer activement à la réduction de la facture des importations. Annuellement, les céréales destinées à l’alimentation animale, principalement le maïs, représentent plus de 30% de la facture alimentaire.

Mais, selon l’APOCE, si les agriculteurs arrivent à produire plus qu’il n’en faut pour alimenter le bétail, pourquoi ne pas orienter le reste de la production à l’industrie de transformation.

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