Le débrayage des médecins résidents, maintenu

Intersyndicale de la santé

N’ayant pas obtenu de satisfaction de leurs revendications, les médecins résidents, ont décidé, après la dernière rencontre avec le ministre de la santé, Mohktar Hazbellaoui de maintenir leur grève, «  Le Collectif a décidé, à l’issu de plusieurs Assemblées générales tenues au niveau des CHU, de maintenir le mouvement de grève jusqu’à satisfaction des revendications soulevées au gouvernement», a déclaré le président du «Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA), Mohamed Taileb.

L’une des principales raisons, qui a poussé le collectif, à prendre cette décision, réside dans le fait, que les revendications relèvent du ressors d’autres secteurs, et qu’à ce titre, le ministre de la santé, ne peut satisfaire, à lui seul toutes les revendications.

Bien que plusieurs point relevant du secteur de la santé, ont trouvé une voix d’entente, tel que le droit de maitrise pendant le service civil, plateau technique, logement, prise en charge de la formation ou encore le regroupement familial. Tandis que la revendication concernant le service civil est restée en suspens, sans la levée d’obligation. A ce titre, la CAMRA, a fait savoir qu’une  rencontre qui a eu lieu entre le ministre de la santé et le vice ministre  de la défense, et dont les résultats et décisions seront bientôt connues.

Par ailleurs, selon le ministre de la santé, il sera procédé à «  la mise en place de commissions mixtes avec d’autres secteurs regroupant la direction générale de la Fonction publique et de la Réforme administrative, le ministre de la Défense nationale et le ministère de l’Enseignement supe- rieur et de la Recherche scientifique ».

Ceci étant, sur le plan législatif, le projet de loi sur la santé, se trouve en veilleuse, depuis un mois, et selon, le président de la commission, M.Bouabdellah, il ne s’agit nullement d’un report. Mais devant l’impasse qui oppose les médecins résidents, et la tutelle, notamment sur le point névralgique, de l’annulation de l’obligation du service civil, la commission de l’APN, veut éviter d’envenimer les choses durant les débats de ce projet.