Le pétrole atteint à 69,88 dollars le baril, son plus haut niveau en trois ans

prix du pétrole

Le pétrole de Brent de la mer du Nord a atteint son plus haut en cours de séance depuis décembre 2014, soutenu par la baisse des réserves de brut des Etats-Unis et par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le baril pour livraison en mars a atteint le prix de 69,88 USD vers 15h00. « Il devient évident qu’une combinaison de nombreuses perturbations de la production, de risque géopolitique et d’optimisme sur les efforts de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pour réduire la production mondiale ont contribué au rebond des prix« , a estimé Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

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Le pétrole, qui évoluait en juin 2014 à plus de 100 USD  le baril de Brent, s’était effondré pendant un an et demi pour atteindre début 2016 moins de 30 USD le baril.
Cette chute, qui pèse notamment sur les trésoreries des pays pétroliers, a poussé l’OPEP à s’allier à dix autres producteurs, dont la Russie, pour limiter leurs production et écluser des réserves mondiales surabondantes.

Une nouvelle baisse hebdomadaire des stocks américains de brut, publiée mercredi par le Département américain de l’Energie (DoE), a soutenu les prix dans les dernières 24 heures.
Les marchés attendent par ailleurs la décision de Washington quant à la reconduction de l’accord sur le nucléaire iranien.

Si le président Donald Trump refuse de renouveler cet accord signé en 2015 et choisit donc de rétablir les sanctions économiques, les exportations d’un des plus grands producteurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole seraient entravées.
« Le marché est de plus en plus convaincu que Donald Trump va renouveler l’accord dans la mesure où ses conseillers le lui recommandent, mais juste au cas où, les investisseurs se préparent à une éventuelle baisse de l’offre de pétrole sur le marché mondial« , a souligné John Kilduff, d’Again Capital.

« M. Trump pourrait être convaincu d’accepter une reconduction de l’accord le 12 janvier pour gagner du temps, mais nous jugeons qu’il est quasi-impossible que cela se reproduise lorsqu’il devra à nouveau renouveler l’accord, le 12 mai« , a cependant estimé Joe McMonigle, analyste chez Hedgeye.
Le Brent sert de référence au marché en dehors des Etats-Unis. La référence américaine, le WTI  avait déjà atteint son plus haut niveau depuis décembre 2014 en début de semaine.

Afp