Mehdi Bendimerad, PDG de SPS : « Nous prévoyons de lancer l’exportation de nos produits vers l’Afrique en 2018 »

Durant ses 17 années d’activité, l’entreprise SPS-Système Panneaux Sandwichs a prouvé qu’on peut réussir à force d’acharnement en dépit des obstacles et qu’il ya un potentiel considérable dans le domaine de l’industrie de la construction en Algérie qui gagnerait à être développé.

Dans cet entretien, le PDG de l’entreprise M. Mehdi Bendimerad a évoqué plusieurs aspects du parcours de la société. Il met en avant également les différentes contraintes que les investisseurs peuvent rencontrer durant leur parcours du combattant et comment les résoudre en usant d’endurance et de persévérance.

Algérie-Eco : Comment vous est venue l’idée d’implanter votre projet en Algérie ?

Mehdi Bendimerad : Je suis rentré en Algérie en l’an 2000, après avoir travaillé en France et aux Etats Unis dans le secteur de la construction. J’étais séduit par une méthode de construction en panneaux porteurs. J’avais également été séduit par la rapidité d’exécution, la qualité et les coûts très compétitifs.

Je me suis donc dit que c’était une bonne idée d’apporter le savoir-faire de construction des USA.

C’est pour cela que j’ai lancé l’entreprise SPS Système Panneaux Sandwichs. C’est une entreprise ayant un accord de licence avec une société américaine Winter Panel corporation pour transférer tout le savoir-faire de construction des produits et des méthodes américaines en Algérie.

Après l’installation à Bab-Ezzouar, nous avons développé nos activités avec notamment l’implantation d’autres unités de production à Baba-Ali.

Qu’avez-vous apporté à ce secteur en Algérie ?

Durant nos premières années d’activité nous avons réussi à transférer la façon de construire et la technologie. Nous avons accordé beaucoup d’importance à la formation de notre personnel et l’avons encadré aux USA avec un programme visant à structurer le savoir faire et l’organisation.

Actuellement, on arrive à construire de la même façon que Winter Panel.

Après 17 ans, l’entreprise a atteint de meilleurs objectifs que l’entreprise américaine. Nous avons commencé la fabrication des panneaux sandwichs métalliques pour les chambres froides et pour les hangars industriels.

De plus, on a diversifié notre activité pour concevoir des cabines sahariennes et la charpente métallique à base de profilés à froid (LGS-Light Gage Steel).

Nous prévoyons de lancer l’exportation de nos produits vers l’Afrique en 2018. Nos produits sont d’aussi bonne qualité que les produits européens ou américains et peuvent être exportés.  A l’heure actuelle, le marché africain est le plus intéressant car il est plus accessible et plus vierge.

Comment voyez-vous l’évolution du climat des affaires en Algérie ?

Depuis mon installation en 2000, le climat des affaires a beaucoup évolué. C’était sans aucun doute plus difficile qu’aujourd’hui.

Mais cela ne m’a pas freiné dans mon projet car dans chaque pays, il y a des difficultés et il faut être un battant pour réussir.

Malgré notre gros potentiel, l’Algérie a un système économique très lent et une administration qui ne répond pas suffisamment aux demandes d’un monde économique qui a besoin d’efficacité et de fluidité. D’un autre côté, le retour sur l’investissement en Algérie est bien supérieur qu’ailleurs.

C’est vrai qu’en Europe ou aux USA, cela peut paraitre plus facile mais il y a aussi d’autres freins comme la concurrence qui est plus pressante. En Algérie, nous avons de bonnes perspectives car notre pays est engagé à se diversifier et résolument tourné vers l’avenir.

J’invite les entrepreneurs qui ont des idées à venir à les développer en Algérie.

Quelles sont vos propositions pour développer l’activité économique en Algérie ?

 Je salue les initiatives mises en place par le gouvernement mais il reste à faire notamment dans le foncier industriel, le financement des PME à travers des banques qui leur seront dédiés.

Notre administration découle  de celle laissée par la France, lourde et bureaucratique. Par la suite, nos choix économiques du socialisme ont accentués cette lourdeur vis-à-vis des administrés.

Nous devons revoir notre système en profondeur pour avoir plus de souplesse et d’efficacité. Aussi nous devons nous tourner vers les nouvelles technologies qui nous permettront d’être plus efficients, plus productifs et permettre plus de rendement.

Par exemple pourquoi ne pas utiliser des connaissements électroniques, l’email comme moyen de communication, l’évaluation des services rendus par l’administration etc. ?

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L’Algérie est le pays d’Afrique qui a le plus de capacités de par sa taille, son infrastructure, son niveau d’éducation et de santé pour devenir un grand champion économique avec lequel, il faudra compter dans cette mondialisation.

Bessa, Résidence la Pinède