PLF 2018 : L’évolution du Budget de l’Etat sur la période 2018-2020

budget de l’Etat

Selon les dispositions retenues dans le projet de loi de finances 2018, le budget de l’Etat connaîtra progressivement un retour vers l’équilibre durant le période 2018/2020. Basée sur la maîtrise de la dépense publique et l’évolution progressive des recettes fiscales, la stratégie budgétaire mise en place dans la LF 2017, s’inscrit dans la continuité à travers le maintien de ces deux principes de gestion.

Ainsi, les recettes budgétaires connaîtront une évolution progressive entre 2018 et 2020 de 6,6%, soit +10,4% en 2018, +4,3 % en 2019 et +5,2% en 2020. A cela s’ajoute une évolution de la fiscalité pétrolière de l’ordre de 11,5%, découlant d’une base de calcul de prix du baril de pétrole à 50 dollars.

Quant aux ressources ordinaires, elles évolueront au rythme d’une variation moyenne de +3,9% entre 2018 et 2020, et ce sous l’effet de l’augmentation des recettes fiscales, sur une moyenne de 10%, la même période.

Dans cette optique, les dépenses budgétaires connaîtront une décélération soutenue sur les trois années, pour afficher 8627,8 milliards de dinars en 2018, 7561,8 milliards de dinars en 2019, pour finir à 7368,7 milliards de dinars en 2020. Ce qui impliquera une baisse de 10 point de pourcentage, des dépenses budgétaires dans le PIB de 2018 à 2020. Ce qui donnera une courbe régressive, qui fera passer ce ratio, de 41,9% en 2016, à 41,3% en 2018, 33,3 % en 2019 et enfin 30,8% en 2020.

Dans ce sillage, les dépenses de fonctionnement seront affectées d’un ratio de -0,2% en 2018, pour augmenter à 4,5% en 2019, et un retour à la stabilité en 2019 avec un ratio de +0,2%. Ce qui donnerait un impact positif sur le taux de couverture des dépenses de fonctionnement par les ressources ordinaires, soit 85,9% en 2018,  et 90,7 % en 2019.

Par ailleurs, les dépenses d’équipements, enregistreront une hausse de 60% en 2018, pour descendre à -31,4% en 2019, et se stabiliseront à -7,3%.

MDI Alger

Cette ventilation des dépenses et des recettes, n’aura pas un grand impact sur le financement  les déficits du Trésor sur la période 2018/2019, et ce malgré le recours au financement non conventionnel, soit 150 milliards de dinars en 2018 et 2019.

Bessa, Résidence la Pinède