L’apport de l’E-santé dans la réduction des dépenses des infrastructures par la bonne gestion

sages-femmes algériennes

«Auparavant, il n’y avait pas de définition précise de la E-santé, à laquelle on donnait plusieurs appellations, la cyber-santé, la télésanté…etc. Et aujourd’hui, la E-santé englobe tous ces concepts», a indiqué ce jeudi M. Pierre Treaneau, PDG de CATEL accompagnement ressources et expertise en France, au Centre International des Conférences (CIC) d’Alger.

Intervenant par visio-conférence (Skype) depuis Paris , à l’occasion des panels de conférences sur la E-santé, lors de la première édition du salon international d’E-santé et modernisation des structures hospitalières «HopitAlger Expo», M. Treaneau a expliqué que «la E-santé présente quatre enjeux prioritaires, à savoir, la santé publique en premier lieu, qui permettra la réduction du taux de mortalité enfantine et maternelle, et aussi la réduction de la propagation de telle ou telle épidémie, par la généralisation de la E-santé».

Ajoutant dans le même sillage «il y a également les enjeux économiques de la E-santé en second lieu, qui consistent en la réduction des dépenses des infrastructures de santé par la bonne gestion que permet la E-santé, et aussi, le retour sur l’investissement dans ce domaine, et la création de nouvelles activités. Troisièmement, les enjeux de l’aménagement des territoires, qui est aussi un enjeu politique, c’est-à-dire, offrir à tous les citoyens l’égalité des chances dans un même territoire, comme l’Algérie qui est un grand territoire, et l’E-santé pourrait réduire ces inégalités par l’interconnexion des infrastructures sanitaires du même territoire. Et le quatrième enjeu est écologique».


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Abondant dans le même sens, M. Treaneau a identifié plusieurs catégories de bonnes pratiques de l’E-santé. Ces bonnes pratiques s’articulent selon lui autour de «quels sont les objectifs du projet, ensuite s’adapter et choisir les technologies adéquates, mettre en place une organisation, car, l’E-santé est un sujet organisationnel et pas technologique…etc». Enfin, en guise de recommandations, M. Treaneau a mis l’accent sur l’importance des journées et des rencontres autour de l’E-santé pour la faire connaître et promouvoir que ce soit entre professionnels ou bien pour le grand public.

Pour sa part, M. Abdelaziz Djellal, Spécialiste du management de la santé, enseignant-chercheur à la faculté de Médecine Paris XIII, France, intervenant lui aussi par visio-conférence, il a estimé que «l’Algérie est très chanceuse d’avoir des étudiants et des jeunes chefs d’entreprises qui sont à l’écoute de tout ce qui se passe dans le monde».

Carestream, une plate-forme de traitement analytique de l’imagerie médicale

Ajoutant que «l’Algérie est certes un pays jeune, mais, c’est aussi un pays qui vieillit, c’est-à-dire, il y a beaucoup de personnes aux besoins spécifiques et de personnes âgées. Et c’est là que se présente la chance aux jeunes algériens d’investir dans l’E-santé. Et c’est à nous d’anticiper toutes ces questions en investissant dans l’E-santé, qui est très simple, et débute par le mobile et les tablettes, via des applications, et un bon réseau Internet».

A souligner qu’une plate-forme de collaboration dans le domaine de l’E-santé et précisément dans la radiologie et l’imagerie médicale, a été présentée par M. Amer Diab, consultant de vente et application chez HCIS, fournisseur de solutions médicales digitales des Emirats Arabes Unis. Cette plate-forme appelée Carestream, permet une bonne et précise qualité de traitement analytique de l’imagerie médicale, la gestion de milliers d’images médicales, l’archivage, l’interconnexion de entre les différentes infrastructures sanitaires d’un même territoire et la téléconsultation. Permet également une bonne gestion d’un département au sein d’une infrastructure hospitalière, dans le but de réduire les coûts et optimiser les revenus.

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