Yousfi : « avec un gisement de phosphate de 2 milliards de tonnes, nous pouvons être les leaders en fabrication d’engrais, en Afrique »

gisement de phosphate

« La crise économique qui frappe le pays, peut être un catalyseur pour développer notre économie, à condition de retrousser nos manches et travailler, il ne faut plus se contenter de la rente » a déclaré le ministre de l’industrie et des mines, M.Youcef  Yousfi lors de son intervention à l’université du FCE, ce vendredi.

Dans ce sens, M.yousfi a indiqué que les efforts du gouvernement s’oriente essentiellement sur la concrétisation de grands projets inscrits depuis des années dans les programmes quinquennaux, tels que la transformation du phosphate et de l’ammoniac, en vue de fabriquer une large gamme d’engrais « avec un gisement de phosphate de 2 milliards de tonnes de phosphate , nous pouvons être les leaders en fabrication d’engrais en Afrique. Cela en plus du volet de la pétrochimie, nous pouvons intervenir dans la fabrication de matières premières pour, le plastique, le textile et les pneus  » précise- t il.

Ceci étant, le ministre de l’industrie a tenu à souligner que « pour la réalisation de ces projets, les entreprises privées peuvent s’associer aux grandes entreprises nationales, notamment dans la transformation des phosphates, où le marché est détenu par la Sonatrach et ASMIDAL ».


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Sur le volet du foncier industriel,  M. yousfi n’a pas manqué de faire un constat hautement négatif sur l’état de détérioration des zones industrielles existantes, « les zones industrielles sont dans un état pitoyable. Leur  gestion revient aux opérateurs, l’Etat n’a rien à y faire. La plupart des terrains ont été cédés et sont devenus la propriété des investisseurs ».


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Concernant le projet de réalisation de 50 nouvelles zones industrielles, le ministre de l’industrie, a clairement annoncé que l’Etat injectera une enveloppe de 500 milliards de dinars pour leurs aménagement interne et externe, et 150 à 200 milliards de dinars pour les raccordements en eau et électricité, « si les opérateurs économiques  devaient participer à cet investissement, il leur coûterait 200 DA  le m², mais c’est à eux de réfléchir à des propositions  pour participer à cette initiative » conclut il

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