Abderrahmane Raouya : « Le dinar se porte bien, et il est inscrit dans la loi de finances 2018, à 115 dinars/ le dollar jusqu’à 2020 »

« Le dinar se porte  bien, et il est inscrit dans la loi de finances 2018, à 115 dinars/ le dollar jusqu’à 2020 »a annoncé le ministre des finances, Abderrahmane Raouya, lors de son intervention à l’université du FCE, ce jeudi.

Intervenant  au cours du panel dédié à la finance islamique, le ministre des finances est revenu longuement sur le fonctionnement des produits alternatifs, tel que la IJARA, la MOURABAH, et la MOUCHARAKA, des produits qui répondent aux percepts islamique, qui énonce que l’argent investi ne doit donner naissance à des intérêts, et interdit l’exercice d’activités illicites

 Dans le même sillage, M Raouya, explique que « la finance islamique contribuera au développement économique dans la mesure où elle, intervient dans la mobilisation des ressources détenues par les operateurs.et ce par l’émission de bons Soukouk , comme produits d’épargne et de crédit. C’est un financement qui peut apporter une croissance certaine à l’économie nationale, ce qui explique qu’il soit retenu dans la loi de finances 2018 ».

 Et d’ajouter «  cette orientation sera suivie de différentes actions de soutien, à savoir, la concrétisation d’accords avec la banque islamique de développement (BID), l’établissement d’une stratégie de développement de la finance islamique, basée sur un encadrement fiscale, comptable et juridique , spécifique, et la diversification des offres islamique en harmonie avec les attentes des entreprises .

En matière de dispositions retenues dan la loi de finances 2018, M.Raouia , citera comme points important, la réussite de la transition économique et financière, l’inscription de mesures confortant les produits islamiques, la préservation des réserves de changes, à travers la réduction des importations,  un soutien au budget d’équipement à hauteur  de 8 milliards de dinars, et une loi qui oblige tous les commerçants à s’équiper de terminal de payement électronique (TPE), afin de lutter contre l’économie informel .

 Sur un autre plan, le ministre des finances a rappeler qu’ « éliminer les entraves à l’investissement, tel que la TAP (taxe sur l’activité professionnelle) prendra du temps, et nécessitera impérativement de trouver une compensation à cette manne qui représente, 200 milliards de dinars injectés directement au budget des collectivités locales ». En  ce qui concerne le recouvrement de la fiscalité ordinaire, et le financement du développement local, M. Raouia préconise l’organisation d’assises en collaboration avec le FCE et le ministère de l’intérieur