Indice de développement du capital humain : L’Algérie classée 112ème rang sur 130 pays étudiés

Indice du Capital Humain

Dans son dernier rapport intitulé «Indice du Capital Humain», datant de ce mercredi 13 septembre 2017, le Forum économique mondial (World Economic Forum), a classé l’Algérie au 112ème rang sur 130 pays étudiés, en réalisant un faible score de seulement 51.51% de développement de son capital humain», loin derrière les trois premiers de ce classement à savoir la Norvège, la Finlande et la Suisse avec respectivement des scores de 77.12%, 77.07% et 76.48% de leurs capital humain développé.

Le Forum Economique Mondial définit l’«Indice du Capital Humain», en «la capacité des Etats à réaliser le potentiel économique de leur population». Ainsi les rédacteurs de ce rapport ont estimé qu’avec le score faible réalisé, l’Algérie «n’a développé qu’un peu plus de la moitié de son capital humain, causé notamment par un taux de chômage élevé chez les jeunes et l’inégalité d’accès à l’éducation et à l’emploi entre hommes et femmes».

Sur le plan continental, l’Algérie arrive à la 17ème place de ce classement sur 34 pays africain notés, et devancée ainsi par 16 pays du continent, à savoir : le Rwanda premier au niveau africain et 71ème place mondiale avec un score de 61.06% de développement de son capital humain, suivie par le Ghana (2ème, 72ème, 61.01%), le Cameroun (3ème, 73ème, 60.76%), le Kenya (4ème, 78ème, 59.48%), la Zambie (5ème, 80ème, 59.08%), Ouganda (6ème, 81ème, 58.73%), Afrique du Sud (7ème, 87ème, 58.09%), Botswana (8ème, 91ème, 57.56%), Egypte (9ème, 97ème, 55.99%), Namibie (10ème, 99ème, 55.86%), Burundi (11ème, 102ème, 55.45%), le Benin (12ème, 105ème, 54.58%), Tanzanie (13ème, 106ème, 53.58%), Gabon (14ème, 107ème, 53.37%), Malawi (15ème, 109ème, 52.32%), Madagascar (16ème, 110ème, 51.96%).

L’indice calculé par le Forum reflète entre autre «le niveau de formation de la population, le niveau de participation au marché du travail, ou la part de salariés hautement qualifiés dans l’emploi global», précise-t-on dans le même document.

Dans la même longueur d’ondes, les rédacteurs de l’étude ont relevé que «non seulement l’Algérie ne développe que la moitié de son capital humain, mais, elle a aussi un faible retour sur l’investissement dans l’éducation et la formation», en précisant qu’«avec 53,3% seulement sur ce plan l’Algérie est classée 115e». «Un score handicapé également par le taux de chômage, le sous-emploi et la faible participation des femmes au marché du travail», ont souligné les mêmes rédacteurs.

Par ailleurs, en termes de savoir-faire, les experts du Forum ont classé l’Algérie à la 103ème place. «Un critère qui prend en compte le taux d’emploi dans les métiers hautement qualifiés et à qualification moyenne ainsi que la disponibilité des employés qualifiés», selon la même source.

GMI BS

Toutefois, le Forum Economique Mondial a estimé dans son rapport que «le sous-emploi et la non-utilisation du potentiel humain disponible sont des problèmes mondiaux», tout en préconisant aux gouvernements et aux employeurs «de fournir plus d’efforts dans la formation».

Bessa, Résidence la Pinède