Mouton de l’Aïd : Le ministère de l’Agriculture recommande aux citoyens d’éviter les points de vente anarchiques

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Le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche a recommandé hier (mardi) aux citoyens d’éviter les points de vente parallèles pour l’acquisition du mouton de l’Aid El Adha.

M. Khaled Bara, le vétérinaire en chef chargé du contrôle à la Direction des services vétérinaires au ministère, dans une déclaration à l’agence officielle,  a assuré qu’«il y aurait une prise en charge médicale du cheptel à travers les points de vente agrées».

Indiquant par ailleurs que «tout éleveur pouvant louer un point de vente doté de toutes les commodités pour l’exercice de l’activité se verra accorder une autorisation, ce n’est pas le cas, pour les vendeurs anarchiques».

Notant qu’en tout, 23 sites comportant des équipes vétérinaires permanentes seront disponibles pour la vente directe des moutons de l’Aid El Adha, selon le ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche.

Mobilisation de 3000 vétérinaires pour le suivi des cheptels

Selon M. Bara, «3000 vétérinaires seront présents sur les lieux de vente des moutons pour assurer le suivi des animaux», précisant qu’«ils seront également basés au niveau des inspections vétérinaires de wilaya, des directions des services agricoles et des organismes publics relevant du secteur de l’agriculture et autres départements ministériels».

Selon la même source, «des prélèvements de sang chez les moutons sont effectués pour vérifier la qualité des aliments qui leur sont administrés», ajoutant que «les services spécialisés s’attèlent actuellement à sensibiliser les éleveurs et les citoyens sur la nécessité de préserver le régime alimentaire du cheptel sans y apporter de changements».

Dans ce sens, le même responsable a fait savoir que «les vétérinaires vérifient, par une prise de sang, la qualité de l’alimentation du mouton. Si l’examen médical se révèle concluant, un certificat médical est délivré au vendeur. En matière de prévention, depuis février, un programme national annuel de vaccination a été lancé».

Deux examens sont nécessaires pour avoir l’autorisation de vente

A cet effet, M. Bara a indiqué que «le certificat médical est délivré au terme de deux examens médicaux. Le premier s’effectue au niveau de la wilaya qui autorise l’éleveur à transporter le cheptel. Le deuxième contrôle doit se faire au niveau du point de vente où sont vérifiés le nombre et la race. Les examens et analyses nécessaires sont alors effectués avant de délivrer  l’autorisation de vente à l’éleveur».

Dans le même sillage, M. Bara a précise que « l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (ONILEV) se charge du contrôle de la qualité des aliments servis au cheptel, tandis que l’Office national des aliments du bétail (ONAB) s’occupe de la fourniture des aliments».

Toutefois, «Si le consommateur demeure sceptique à propos de son achat, il a la possibilité de s’adresser aux services vétérinaires de la wilaya, ou à la Direction des services agricoles», ajoute la même source.

Les entreprises de nettoyages et les services d’hygiènes instruits

En matière d’hygiène et de protection de l’environnement, le ministère de la tutelle et les entreprises spécialisées dans les activités de collecte de la peau du mouton sont parvenus à un accord pour le ramassage de la peau qui est jetée dans certaines régions après l’Aïd.

L’entreprise Netcom et les services d’hygiène relevant des commues ont été instruits de procéder à la collecte des déchets et au nettoyage des espaces exploités pour le rituel du sacrifice.