Tebboune : «On ne parle pas d’austérité mais de rationalisation des dépenses»

austérité dans notre plan d’action

«On ne parle pas d’austérité dans notre plan d’action, mais de rationalisation des dépenses, et j’ai dit qu’il ne s’agit pas d’un problème de disponibilité de financement, mais, de passer par les priorités avec un fond d’investissement qui sera dégagé et qui devrait assurer un accompagnement à long terme», a déclaré le premier ministre Abdelmadjid Tebboune, lors d’un point de presse à l’issue des séance des réponses aux questions des députés tenue ce vendredi à l’Assemblée Populaire Nationale.

M. Tebboune a insisté sur «la nécessité et l’importance du développement de proximité, car, dans ce cas, le citoyen est concerné de près», tout en parlant de «deux sortes d’économie, une macroéconomie et une microéconomie, et cette dernière est très réaliste, et c’est pour cela que nous allons, encourager d’avantage les PME, qui sont créatrices de richesse à l’échelle locale», et d’ajouter que «1 milliards de Dollars peut développer 60 communes dans le cadre de ce type d’économie».

Estimant dans son sillage que «le premier critère de l’investissement est le retour rapide sur investissement, ce qui permet toujours à chaque fois de créer une vingtaine ou une trentaine de PME autour du même investissement».

Il a en outre précisé que «le gouvernement n’ira pas vers la privatisation des entreprises publiques ».

Par ailleurs, interrogé sur le laxisme des précédents gouvernements à l’égard de certains hommes d’affaires concernant la séparation de l’argent et de l’Etat, M. Tebboune a indiqué que « j’ai été moi-même ministre au sein des précédents gouvernements, estimant qu’«une réorientation économique se fait quotidiennement».

Il a indiqué qu’ « il faut arrêter avec le système des statistiques approximatives, il nous faut un système fiable, pour connaître nos besoins réels dans tous les secteurs et c’est ce que nous mettrons en place prochainement».

Concernant les réserves de changes de l’Algérie, le Premier Ministre les a estimées à 114 milliards de Dollars.

S’agissant du poste du ministre du tourisme vacant depuis plus d’un mois, M. Tebboune a fait savoir que «cette question est du ressort du président de la république, elle est en étude, et le président procédera prochainement à sa nomination».

MDI Alger