Accueilla deuxLe business florissant du Ramadan

Le business florissant du Ramadan

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Un nouveau phénomène a fait son apparition depuis quelques années sur les trottoirs des grandes villes algériennes durant le mois sacré de ramadan.

Les grillades (chwa), est devenu un commerce hautement lucratif, notamment durant les soirées de ramadan, à tel point que sur un seul boulevard des dizaines de petites gargotes improvisées, ont pris leurs droit de cité,  «  chaque année nous nous préparons pour un mois de travail, qui va nous assurer la prise en charge des dépenses qui viendront après le ramadan. Nous investissons uniquement dans la viande, que nous achetons chaque jour, parce que nous n’avons pas où la stocker. Le grill nous le fabriquons nous même. C’est une opération qui nous ramène prés de 200 000 Da de bénéfices » nous livre Aissa un vendeur de grillade.

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Juste après la rupture du jeûne, les barbecues s’allument, et des quantités énormes de brochettes de viande rouge et blanche s’amassent sur les tables, attendant les premiers clients. Ces derniers ne sont font pas prier, et les habitudes de consommation de grillades, ont fini par prendre le dessus sur ce qui était l’esprit de Ramadan.

Ainsi la première grosse vague de clients, est celle qui sort de la prière des Tarawih « c’est le coup d’envoi, les premiers clients nous assurent, durant deux heures de commandes, l’amortissement de nos achats de la journée, nous cédons les brochettes entre 50 et 100 da l’unité, et nous terminons la soirée avec un total de prés de 200 brochettes vendues, en moyenne » explique Tahar, qui s’apprêtait à sortir d’en dessous la table, des baguettes de pains pour  préparer les sandwichs.

Le rythme s’enchaine  au fur et à mesure que nous approchons de l’heure du S’hor, et le gros du bénéfice se situe dans cette tranche horaire, où les files d’attente se forment, dans un brouhaha assourdissant. Inutile d’évoquer l’insalubrité de l’endroit, et le manquement flagrant à toute règle d’hygiène. Mais sans scrupules, les vendeurs et les clients n’ont d’yeux que pour ce mets, souvent absent de la table du ftour.

Sur un plan économique, vu le nombre grandissant de cette nouvelle race de commerçants, la plaie faite au commerce officiel durant ce mois sacré, et ce malgré les efforts des services de contrôle et d’inspection du ministère du commerce, outre les autres petits métiers de la débrouille qui caractérise le mois du carême, comme la vente du pain traditionnelle, les galettes et autres « diouls » indispensables pour la confection du « bourek », sont un business florissant mais également une saignée, à coup de millions de dinars, qui échappe au contrôle de l’Etat, et s’ajoute chaque année à la grande hémorragie de l’informel dans notre pays.

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