Consommation : Les algériens explosent leur budget durant le ramadan

Algériens sont plus dépensiers

Comme chaque année, durant le mois de Ramadan, les citoyens pour bien accueillir cet événement, se mettent à s’approvisionner de différents produits alimentaires de tous genres, allant du plus nécessaire au plus facultatif. Des habitudes de consommation qui durent depuis des années et même en ces temps de vaches maigres, la tradition reste intacte.

C’est ce qui est constaté dans les différents points de ventes de la capitale, les marchés populaires, les supermarchés, les supérettes…etc. Ces commerces sont pris d’assaut quelques jours avant le mois sacré du jeûne. On y a développé un business florissant.

Lors de notre virée que nous avons consacré au sujet des dépenses durant le mois de Ramadan, nous avons remarqué que les ménages algériens consacrent de plus en plus des budgets spéciaux pour ce mois, et les dépenses durant cette période représentent dans la plupart des cas, le double, voire le triple par rapport aux autres mois de l’année. une manière d’exploser son porte-monnaie. Une situation qui les oblige à serrer la ceinture durant les mois qui vont suivre et à sacrifier d’autres budgets comme celui des vacances.

Un homme la soixantaine, rencontré au marché populaire de Bab El Oued où il est difficile de se frayer un chemin, nous a affirmé que «la moyenne des dépenses des petits ménages pendant le Ramadan, est estimée entre 50 000 à 60 000 DA sans les autres charges», mais selon lui, «la majorité des citoyens dépensent plus qu’ils n’en consomment durant ce mois».

Une autre personne approchée au niveau d’une supérette à Alger Centre, nous a confié que «pour ce mois, les dépenses ont tendance à doubler ou à tripler, pour moi, nous sommes une famille de cinq membres, et toutes nos économies sont dépensées durant cette période, et ce mois nous coûte entre 120 000 à 130 000 DA», le même avis est partagé par ce citoyen rencontré au même endroit qui dit qu’«habituellement, nous dépensons 35 000 DA par mois, mais, durant le mois de Ramadan, les dépenses doublent, pour atteindre les 70 000 DA».

Par ailleurs, une dame qui se dit retraitée, rencontré dans une autre supérette, a estimé quant à elle que «pour moi, c’est durant ce mois de Ramadan que je fais des économies, je gère mon budget en achetant que ce qui est nécessaire, et j’évite au maximum les dépenses dans les produits de marque, je choisis ceux de marques moins chères, et je fais des préparations maisons pour éviter de les acheter».

Toujours est-il que face aux fluctuations des prix et notamment les hausses enregistrées ayant caractérisé les derniers mois avec la promulgation de la loi de finances 2017, les algériens font face à une augmentation des dépenses en totale inadéquation avec leurs revenus. Certains s’endettent pour boucler un mois où la consommation  s’accroit et devraient prévoir encore d’autres dépenses durant l’été.