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L’Eco du jour : Une synthèse quotidienne des faits marquants de l’économie algérienne rapportés par la presse

Sortie de l’UE : Alger veut coopérer avec Londres 

Le Conseil d’Affaires algéro-britannique (UKABC) a organisé hier en partenariat avec l’Agence algérienne de promotion des exportations (Algex) une journée d’information sur «le marché du Royaume-Uni : perspectives après le Brexit et opportunités d’exploitation». Selon le Soir d’Algérie, l’objectif est de faciliter et maximiser les flux commerciaux entre l’Algérie et le Royaume-Uni, et le Conseil d’affaires algéro-britannique (UKABC) et à créer une dynamique pour de nouvelles opportunités d’investissement entre l’Algérie et le Royaume-Uni, notamment après sa sortie de l’Union européenne. 

Cet événement se veut aussi, selon Hocine Bobtina, secrétaire général d’Algex, une occasion de promouvoir le partenariat commercial et industriel entre le Royaume-Uni et l’Algérie, augmenter les flux de commerce et d’investissement et créer un réseau d’affaires entre les deux pays. 

Le même responsable a indiqué en marge de cette journée au Soir que l’Algérie est en train d’étudier des possibilités de mettre en place des accords avec le Royaume-Uni après sa sortie de l’Union européenne. 

Pour M. Bobtina, l’Algérie a beaucoup d’opportunités pour développer les relations entre les deux pays et ce, après la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE. «Le secteur de l’agriculture pourra être porteur des exportations algériennes vers le Royaume-Uni, mais seulement les Algériens doivent s’organiser pour pouvoir pénétrer ce marché exigeant», a-t-il déclaré. Cependant, les différents participants ont évoqué plusieurs obstacles qui freinent l’évolution des relations entre les deux pays. 

Transport maritime de marchandises : L’exportation en ligne de mire

Le Club Export, du World Trade Center Algiers (WTCA), se penche dès aujourd’hui sur le transport maritime, dont il présentera, lors de ses rencontres d’information destinées à ses membres exportateurs, les opportunités, écrit ce matin Reporters. Pour ce faire, poursuit le journal, Cnan Med, filiale méditerranéenne du Groupe algérien de transport maritime, et la société de gestion portuaire DP World Djazaïr, présenteront les évolutions connues par les deux groupes, mais surtout par le secteur du transport de marchandises par voie maritime. Cette rencontre, écrit le quotidien, tenue au port d’Alger et qui s’inscrit dans un cadre d’échange d’expériences autour de l’export et la mutualisation des actions des instituions ayant une implication directe dans le domaine de l’export, est une manière de rapprocher les opérateurs économiques avec les acteurs principaux dans le transport maritime. Ceci dans le but que ces mêmes opérateurs puissent s’informer des innovations impliquant des facilitations dans les procédures portuaires.  Selon Reporters, le but recherché est de «démythifier » l’acte d’export et ainsi changer la perception des exportateurs qui trouvent parfois les nombreuses procédures décourageantes. Pourtant, l’Algérie mise gros sur l’exportation en engageant un chantier colossal de 3 milliards de dollars pour la construction du port de Cherchell, qui comptera 23 terminaux, d’une capacité de traitement de près de 6,5 millions de containers/an, avec 25 millions de tonnes/an de marchandises, ce qui en fera un véritable pôle de développement économique, après son raccordement programmé aux réseaux ferroviaire et autoroutier, en plus d’une zone logistique de 2 000 hectares.

Situation du marché pétrolier : Boutarfa à Moscou 

Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, sera aujourd’hui à Moscou où il rencontrera son homologue russe, Alexander Novak, pour discuter de la coopération bilatérale entre les deux pays dans le secteur énergétique et de la situation du marché pétrolier mondial.

Cette rencontre entre les deux ministres se tiendra d’après le Midi libre à quelques jours de la réunion des pays de l’OPEP prévue pour le 25 mai à Vienne. Pour rappel, la Russie (non membre de l’OPEP) et l’Arabie Saoudite, grands producteurs de pétrole, étaient tombés d’accord lundi dernier sur la nécessité d’une prolongation de l’accord de réduction de la production pétrolière jusqu’en mars 2018. 

Selon le quotidien, cette mesure doit permettre « de réduire le niveau des stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années et de souligner la détermination des producteurs à assurer la stabilité, la prévisibilité et le développement durable du marché », avaient indiqué M. Novak et son homologue saoudien, Khaled Al-Faleh, dans un communiqué commun. 

« Moscou et Ryad consulteront les autres pays producteurs de pétrole avant le 25 mai afin de parvenir à un consensus complet sur une prolongation pour 9 mois de l’accord de réduction de la production », avaient-ils avancé. « Les pays membres de l’OPEP et onze pays producteurs non membres vont discuter de la possibilité de prolonger l’accord de réduction de la production, à Vienne, les 24 et 25 mai », avait ajouté le ministre russe.

Pour sa part, le ministre koweïtien du pétrole, Issam Elmerzoug, qui préside la commission chargée de vérifier les réductions, avait affirmé lundi dernier que les pays producteurs de pétrole devraient renouveler un accord sur une extension de six mois de la réduction de la production de pétrole. « Il y a un consensus presque total sur l’importance d’étendre l’accord sur au moins six mois », avait-il soutenu. 

Le Japon vit sa plus longue période de croissance depuis 11 ans

Le gouvernement de Shinzo Abe est en passe de battre un record, nous apprend Les Échos. Ce jeudi matin, il a révélé que l’activité économique du pays avait progressé pour le cinquième trimestre d’affilée sur la période allant de janvier à mars (+0,5% par rapport au trois mois précédents). En rythme annualisé, le PIB japonais a même augmenté au premier trimestre de 2,2%, quand les conjoncturistes indépendants anticipaient une poussée de seulement 1,7%.

Il faut remonter jusqu’à l’année 2006 pour retrouver une séquence aussi positive. A l’époque, le gouvernement de Junichiro Koizumi avait, lui, enregistré six trimestres consécutifs de croissance avant de connaître une contraction. Pointant la reprise mondiale et l’appétit de la Chine et de l’Occident pour des composants « Made in Japan », les analystes veulent croire que le pays pourrait dépasser, en 2017, cet ancien record.

Comme en fin d’année dernière, poursuit Les Échos, la progression du PIB japonais est, en effet, largement portée par la poussée des exportations. Sur les trois premiers mois de l’année, les envois de marchandises à l’étranger ont enregistré une hausse annualisée de 8,9%, par rapport au dernier trimestre de 2016. La demande aura été particulièrement soutenue chez les grands partenaires commerciaux asiatiques de l’Archipel, et notamment en Chine où les usines nippones envoient des composants électroniques aux assembleurs de smartphones.

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