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L’Invité du forum d’Algérie-Eco, Mohamed Ayadi, SG du CLRT : « L’Algérie a inscrit la Route Transsaharienne comme un axe majeur de compétitivité vers le Sud »

Mohamed Ayadi, SG du Comité de Liaison de la Route Transaharienne qui était l’Invité au forum d’Algérie-Eco organisé, ce mardi à l’Hôtel El Aurassi, a passé en revue le grand projet de la Route Transsaharienne en revenant sur les principales étapes par lesquelles est passé ce gigantesque ouvrage devant permettre des échanges commerciaux et économiques intenses au sein de l’Afrique et sur lequel on mise énormément pour désenclaver les pays du continent et développer une économie intra-africaine.

Un débat passionnant et parsemé d’anecdotes a succédé à la présentation de l’ouvrage présenté par Mr Ayadi en présence d’anciens ministres et d’anciens et actuels cadres du secteur des travaux publics. Étaient également présents des représentants du Mali, du Niger et et du Tchad ainsi que des représentants d’institutions financières à l’exemple de la BAD, l’un des principaux établissements, aux côtés de la BID qui financent certaines sections du grand projet.

Mohamed Ayadi qui a fait un rappel du rôle des institutions continentales a soutenu que ce grand projet émanait de « la nécessité de faire en sorte de transporter les marchandises avec cohérence et aisance ».

Abordant les contraintes, il a indiqué que « le continent qui fait plus d’1 milliard d’habitants dont la part du PIB mondial ne dépasse pas 1,5% alors que celui de l’Europe qui ne fait que la moitié de l’Afrique représente 25% du PIB, est à la traîne en matière de développement.

Il a ajouté concernant le commerce extérieur que « l’Afrique, enregistre à peine 3% des IDE et 3% d’échanges internationaux alors les échanges inter-africains ne sont que de 15% alors que les échanges entre pays européens sont de l’ordre de 60%. L’Afrique accuse un énorme retard et pourtant 6 des économies africaines sont citées comme celles qui bénéficient de la croissance la plus rapide au monde ».

En alertant qu’ « à l’horizon 2040, la demande en gaz sera multipliée par 2,2 alors que celle du moyen orient sera de 1,9 et l’Amérique latine de 1,65 d’où l’urgence de réaliser cette route qui, à la base encourage la compétitivité et la concurrence car elle permet surtout et c’est l’une de ses raisons d’être la réduction des coûts du transport et la circulation des marchandises sans oublier le gain de temps. Pour exploiter les potentialités des échanges africains, a-t-il soutenu, « le réseau d’infrastructures des transports intervient significativement dans le développement économique du continent».

Évoquant la place de la RT dans la stratégie nationale, l’orateur a expliqué que « l’Algérie a intégré la Route Transsaharienne dans le schéma national d’aménagement des territoires et l’a inscrite comme un axe majeur de compétitivité vers le Sud et prévoit de réaliser 1000 km de routes».

Il a révélé que dans le cadre de RT « l’Algérie a construit 1400 KM et actuellement on travaille sur 200 KM qui sont en cours de réalisation ».
La Tunisie quant à elle, a réalisé ce qu’elle avait à faire et est même en train de dédoubler ses routes. Pour ce qui est du Mali, qui est en bute à des problèmes sécuritaires néanmoins, ce pays avance. Pour ce qui est du Nigeria, est en bonne voie, ce n’est pas le cas du Tchad. S’agissant des financements, chaque pays finance et gère la section sur son territoire.

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