Mohammed Dib, Dg de GEMA : « Il faut renforcer l’arsenal législatif en matière de consignation maritime »

Importation de marchandises

Mr Mohammed Dib, DG du Groupe Générale Maritime (Gema), filiale du Groupe Gatma, tire la sonnette d’alarme sur la « fuite des capitaux dont sont responsables les petits consignataires étrangers, qui sont en vérité des entreprises de droit algérien »nous a-t-il dévoilé lors de notre visite au stand de Gema au salon Logistical.

Il a ajouté que « ce sont, en vérité, des succursales déguisées qui facturent à seulement 500 dollars, la consignation des navires étrangers. Certes, il n’y a pas de barème à cette prestation, dénommée commission d’agence, mais il y a un minima imposé sur le plan moral, de l’ordre de 1500 dollars». En s’interrogeant au passage « que peut couvrir cette commission, dédiée aux frais des procédures administratives, les déclarations aux douanes, la prise en charge de l’équipage des navires ? ».

Mr Dib attribue cette attitude « qui soulève des soupçons fondés de la part des professionnels du métier » à « un vide juridique en la matière, illustré par le fait que les barèmes de consignation et ceux portuaires ne fassent pas l’objet de publication officielle».

Il lance, ainsi, un appel aux pouvoirs publics pour « renforcer l’arsenal législatif dans le domaine de la consignation maritime », rappelant que « depuis la fin des années 80, date de la restructuration de la Cnan, beaucoup a été fait sur le plan juridique ». Ceci a eu pour avantage, dira-t-il « la fin de la fuite des capitaux après les tâtonnements suivant les premiers temps de la libéralisation des années 90, et un contrôle plus rigoureux de la part des instances compétentes ».

Enfin, il regrettera, toutefois, que « durant les années d’avant la privatisation, la Gema était la deuxième société nationale après Sonatrach, qui contribuait aux rentrées en devises pour le pays. C’était un service à l’exportation qu’on exerçait avec efficacité» tout en argumentant qu’ « à cette époque-là, le fret était immense. En plus, il n’y a avait pas de concurrence : Gema était le seul consignataire public ».

Gema en quelques lignes

Présentant le Groupe qu’il dirige, Mr Dib nous expliquera que « Gema est une entreprise publique qui emploie 156 personnes. Elle est certifiée Iso 9001/2008, et a développé de solides relations avec l’industrie du transport maritime, notamment les terminaux à conteneurs, les chargeurs, les ports secs et les autorités portuaires et douanières ». Il nous a confié que « depuis quelque temps, elle dispose d’une Ecole de formation maritime (GemaForm), et d’un service d’avitaillement des navires au niveau de tous les ports d’Alger. Gema est actionnaire dans de nombreuses sociétés : ALC (Algéria Ligabue Catering), SIH (Société d’investissement hôtelier), et Saidal ». Notre interlocuteur a ajouté que « les armateurs présents en Algérie pour Gema assurent des lignes régulières à partir de diverses provenances : Messina pour le Sud de l’Europe, Moyen-Orient, le sous-continent Indien, et Internaut Shipping Gmbh et Dalaro Shipping pour divers pays à la demande ».

Bessa, Résidence la Pinède