Dominique Boutter, Directeur de Business France Algérie : « Il y a une volonté du gouvernement algérien à améliorer l’environnement des affaires »

Fraichement installé au poste de Directeur de Business France Algérie, Mr Dominique Boutter que nous avons rencontré à l’occasion d’un cocktail donné en marge du Salon « Hassi Messaoud Expo » a bien voulu répondre à nos questions sur l’évolution des relations algéro-françaises dans le domaine économique.

Algérie-éco : Les relations économiques algéro-françaises, pour lesquelles un partenariat  d’exception a été paraphé, connaissent-elles une avancée?

Mr Dominique Boutter : les relations sont déjà très intenses, la France est le deuxième partenaire en termes d’échanges en Algérie. On peut développer encore plus ces échanges et surtout aller vers des partenariats beaucoup plus denses entre sociétés algériennes et sociétés françaises. Ce sont des partenariats qui se mettent en place. On le voit à travers des projets industriels qui se montent. Je citerai Renault qui est un bel investissement et c’est un partenariat qui est tout à fait réussi et qui  va encore se développer dans les années qui viennent.

Et pour Peugeot ?

Je n’ai pas d’informations plus précises pour l’instant mais c’est un projet qui continue son chemin et qui devrait normalement  et concrètement déboucher prochainement. Il y a d’autres partenariats  qui existent dans beaucoup de secteurs, en plus de l’automobile, nous avons des partenariats dans des activités comme l’Industrie pharmaceutique, l’agroalimentaire,  la chimie, la mécanique etc. Des projets seront annoncés dans les prochains mois. Vous comprenez que s’ils n’ont pas été encore annoncés, c’est parce qu’ils sont encore en négociations. Beaucoup sont à différents stades. Dans les énergies renouvelables par exemple, je peux vous dire qu’il y a des entreprises qui fabriquent des panneaux solaires dont les projets seront inaugurés incessamment. Il y a également des projets de partenariats dans la pharmacie développés par des grands Groupes comme Sanofi et Pierre Fabre avec des partenaires algériens pour la production de médicaments.

Est-ce qu’il y a toujours cette réticence de la part de certains opérateurs économiques français à venir investir en Algérie ?

Il y a des conditions  d’investissements  qui sont ce qu’elles sont mais qui pourraient sans doute connaitre des améliorations dans un avenir proche. D’ailleurs, nous constatons une volonté au niveau du gouvernement algérien à améliorer l’environnement des affaires. Nous suivons cela de manière très attentive et nous en informons les sociétés françaises. Toute amélioration, toute facilitation des investissements sera effectivement importante pour inciter les entreprises françaises à venir en Algérie. Il y a des mesures dans l’environnement  des affaires qui sont importantes à être étudiées

Lesquelles ?

Ce sont des mesures qui concernent la réglementation financière, des changes, l’ensemble des conditions de fonctionnement des entreprises. Tout cela doit être apprécié par les responsables économiques algériens et voir quelles seraient les possibilités d’évolution. Ce sont des mesures qui sont en cours et qui seront certainement positives.

Où en est le Comité interministériel de haut niveau algéro-français (CIHN) est-ce qu’il se réunit toujours ou est-il en stand by?

Les réunions de ce comité sont régulières, les opérationnels se rencontrent pour faire aboutir les projets de partenariats dont j’ai parlé plus haut. Mais vous le savez  sans doute la France est entrée dans  une période  électorale. Cela va retarder un peu les choses mais normalement ces réunions qui sont calendaires, sont bien fixées et elles ne seront pas modifiées. Il y aura probablement une rencontre en début d’année 2017.

Un dernier mot ?

Je suis très récent en Algérie, je suis  donc en phase de découverte du pays, de ses caractéristiques  et des conditions économiques et en fonction de cette exploration, je pourrais expliquer les conditions de travail aux opérateurs économiques français. J’espère avoir très rapidement, toutes les cartes en mains pour promouvoir l’Algérie auprès des sociétés françaises en souhaitant, parallèlement qu’il y ait des annonces de la part des officiels algériens qui soient faites sur le plan économique et qui faciliteraient encore plus le renforcement les relations d’échanges et de partenariats entre nos deux pays.

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