AccueilBanques-FinancesPLF 2017 : « Supprimer le seuil du FRR ne servira à rien »

PLF 2017 : « Supprimer le seuil du FRR ne servira à rien »

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Hormis les nouvelles augmentations de taxes, l’introduction d’impôts nouveaux, et une ventilation nouvelle de la nomenclature budgétaire, (évoquées dans notre édition du 8 octobre), le projet de loi de finances 2017, se présente sous un aspect plus austère comparativement à la LFC 2016, selon les expert. En effet, de la TVA qui gagne 2 points,  aux augmentations sur les taxes immobilières, en passant par l’introduction de la taxe intérieure de consommation, et  une augmentation des produits pétroliers.

Le point nouveau dans ce PLF est sans conteste la proposition de suppression du seuil minimum du FRR, fixé à 740 milliards de dinars, et ce en vue de favoriser  «  l’internalisation du financement de l’économie sur l’endettement extérieur ».  L’autre argument avancé a ce propos repose sur  la nécessité du « resserrement des ressources financières de l’état, et l’incertitude de l’évolution du marché pétrolier » .

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Pour l’expert en économie M’hamed Hamidouche « Cela ne servira à rien de supprimer, ou de maintenir le seuil du FRR, si on gèle l’argent, uniquement dans le but de rééquilibrer le solde du Trésor public. Par contre si on maintient un seuil dans l’optique de le rentabiliser par des actifs placés à l’international  de la même valeur, il ne servira pas uniquement à supporter les recettes. L’exemple de l’Arabie Saoudite est frappant, dans le sens ou ils ont équilibré leurs budget par un emprunt obligataire international d’une valeur de 17,5 milliard de dollars, lancé récemment et compensé par  les recettes  des actifs  d’une valeur 1500 milliards de dollars placé à l’international, avec un taux  rendement de plus 10%, soit 120 milliards de recettes par an, à ce titre l’opération est rentable, et l’accès au marché obligataire devient conjoncturel »

Il faut souligner que « si  le projet de loi de finances 2017 repose essentiellement sur la mise à contribution des citoyens, il y va de même pour la majorité des départements d’Etat. Effectivement, il est prévu une réduction de budget du département de la DGSN, qui perd 10,95 milliards de dinars de ses crédits pour 2017, et un recul de 805 millions de dinars pour celui de la Culture, pour ne citer que ceux là, par contre pour le département de la défense aucune indiction n’est contenue dans le PLF2017.

La même ventilation est prévue pour les subventions,  elles affectent le fonctionnement de la majorité des secteurs à la baisse, avec une exception de la santé qui bénéficie  d’une hausse de 16%, soit une hausse de 8,8 milliards de dinars.

Les observateurs estiment que devant ce constat il est temps de passer à des approches et réflexions purement financières, loin des calculs politiques, du moins pour réussir le passage difficile des deux prochaines années.

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