Les « remittances » aux pays en développement ont atteint 432 milliards $ en 2015 selon la banque mondiale

Remittance

D’après le rapport « Migration and Development: A role for the World Bank Group», de la Banque mondiale (BM) qui vient d’être publié, les ‘’remittances’’ (fonds envoyés par la diaspora) aux pays en développement, ont atteint la colossale somme de 432 milliards $ en 2015, soit 3 fois l’aide publique au développement.

Bien que la migration affecte le bien-être du migrant, de son ménage et de la communauté qu’il laisse derrière lui, de même que celle du pays d’accueil, elle présente néanmoins des avantages qui se traduisent par les bénéfices et les coûts de transfert et de réception des fonds issus des ‘’remittances’’. L’impact global de la migration sur les pays d’origine est souvent significatif et positif, indique le rapport.

Les envois de fonds constituent l’un des avantages tangibles de la migration, à l’endroit des pays d’origine, car les migrants partagent souvent leurs revenus avec la famille restée au pays.

Contrairement à l’aide publique qui doit passer par des organismes officiels, les envois de fonds vont directement aux familles des migrants et sont donc sans doute plus efficaces pour répondre aux besoins des bénéficiaires. En outre, à l’opposé des flux de capitaux privés qui sont très cycliques, les ‘’remittances’’ sont souvent stables et constituent une assurance pour les familles victimes de crises économiques ou de catastrophes naturelles.

A titre illustratif, en 2013, les envois de fonds vers l’Inde ont été plus importants que les exportations de services informatiques du pays. En 2015, les envois de fonds vers l’Egypte étaient 4 fois plus élevés que le chiffre d’affaires du Canal de Suez. Dans la plupart des petits pays ou des pays insulaires comme le Tadjikistan, le Népal ou Haïti, les envois de fonds représentent près d’un tiers de leur PIB.

« Les envois de fonds sont une excellente façon de partager la prospérité entre les différents lieux. Ils peuvent réduire le niveau de pauvreté, en augmentant directement les revenus des ménages pauvres », souligne le rapport.

Source : Agence Ecofin

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