L’Eco du jour: Une synthèse quotidienne des faits marquants de l’économie algérienne et internationale rapportés par la presse

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Les métiers pénibles et la LF-2017 au menu

Liberté nous apprend dans son édition de jeudi que les métiers pénibles et l’avant-projet de loi de finances pour 2017 (PPP) seront au centre de la réunion prévue, aujourd’hui, entre le Premier ministre, le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) et le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). D’après le quotidien, les deux organisations étaient, hier, en conclave pour préparer cette réunion. Pour rappel, le projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 83-12 du 2 juillet 1983 relative à la retraite, soumis à l’APN, propose l’abrogation des dispositions de retraite sans condition d’âge, instituées par l’article 2 de l’ordonnance n°97-13 du 31 mai 1997, modifiant et complétant cette loi. “Cette révision est destinée à sauvegarder la Caisse nationale des retraites qui fait face à une forte augmentation des départs à la retraite sans conditions d’âge ou en retraites proportionnelles, deux dispositifs mis en place dans les années quatre-vingt-dix, à titre exceptionnel et transitoire, alors que le pays était confronté à d’importantes vagues de dissolutions d’entreprises et de compression des salariés”, expliquait le Conseil des ministres dans un communiqué. À ce titre, ajoute le journal, le projet de loi, dont l’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2017, énonce, notamment, le rétablissement de l’obligation d’un âge minimal de 60 ans (55 pour la femme) avec un minimum de 15 ans de travail, la possibilité pour le travailleur d’exercer cinq années supplémentaires avec l’accord de l’employeur et la possibilité pour les travailleurs en poste de haute pénibilité (qui seront définis par voie réglementaire) de bénéficier d’une retraite avant l’âge de 60 ans.

Les revenus des Américains ont connu une hausse record en 2015

Le revenu des Américains a connu une hausse record en 2015. Selon un document publié par le département du commerce américain et reprit par le journal économique français la Tribune, le revenu médian a atteint 56.200 dollars, un niveau jamais égalé depuis 2007. Ce qui fait une différence de près de 2.800 dollars par rapport à 2014.
En variation, l’augmentation est encore plus impressionnante. Ce bond de 5 % entre 2014 et 2015 est la hausse la plus importante depuis que ces données sont enregistrées par l’administration américaine en 1968 comme l’illustre le graphique ci-dessous.
La hausse impressionnante des revenus est principalement due selon la Tribune à une amélioration du marché du travail pour les emplois à plein-temps. En 2015, plus de 2,5 millions de personnes auraient été embauchées pour de tels contrats explique Trudi Renwick, du département américain du commerce.
Le président Obama s’est félicité de ces améliorations pour les revenus et la pauvreté lors d’une réunion de soutiens pour la campagne d’Hillary Clinton à Philadelphie.
Cette hausse record des revenus des ménages s’est en effet accompagnée d’une baisse de la pauvreté aux Etats-Unis. Le taux de pauvreté a fléchi à 13,5 % en 2015 contre 14,8 % en 2014, un niveau jamais atteint depuis 2008. 43 millions de personnes seraient concernées par la pauvreté en 2015, soit 3,5 millions de moins qu’en 2014. Malgré cette bonne nouvelle, des disparités territoriales persistent, conclut le journal économique.

Transport aérien : malgré l’arrivée des Chinois, Aigle Azur ne décolle pas

Près de quatre ans après le rachat de 48 % des parts d’Aigle Azur par le chinois HNA, en octobre 2012, le destin de la compagnie française reste incertain, commente Jeune Afrique dans son dernier numéro. Alors qu’une nouvelle grève – finalement peu suivie – a perturbé quelques vols entre le 29 août et le 2 septembre, après celle du 28 juillet au 4 août, qui avait affecté 24 000 voyageurs, les nuages s’amoncellent au-­dessus du transporteur aérien et de ses passagers.
Ces derniers sont majoritairement des membres de différentes diasporas – algérienne, malienne, sénégalaise et portugaise – vivant en France, qui sont les cibles commerciales principales d’Aigle Azur. Un choix stratégique porté jadis par Arezki Idjerouidène. Décédé en avril 2016, cet entrepreneur franco-algérien avait racheté en 2001 et relevé la deuxième compagnie française (après Air France), fondée en 1946.
Jeune Afrique rappelle qu’en 2011, avant l’arrivée des Chinois, elle transportait environ 2 millions de personnes et établissait des liaisons – avec des fréquences très saisonnières – entre les principales villes françaises et les régions d’origine de ses clients. Dirigé depuis l’île de Hainan, au sud de la Chine, HNA est propriétaire de Hainan Airlines, le quatrième transporteur du pays (25 millions de passagers par an), et de quatorze autres compagnies dans le monde. Grâce à sa prise de participation dans Aigle Azur, il souhaitait faire de l’aéroport de Paris-Orly, où est basée la société française, un hub performant entre les pays africains et l’empire du Milieu.

Agroalimentaire : l’Algérie à la traîne du Maghreb, selon une étude de la Coface

Le site d’informations en ligne TSA nous apprend que l’agence française d’assurance Coface a établi, le 9 septembre, un comparatif des secteurs agroalimentaires de différents pays du Maghreb. L’Algérie y est désignée comme dépendante des importations pour nourrir sa population. « Dynamiques contrastées » : c’est ainsi que la Coface qualifie les différences entre les principaux pays d’Afrique du Nord. Par exemple, « l’Algérie n’est pas un producteur majeur de produits agricoles et dépend des importations », note Toit sur l’Algérie. Le secteur représente 13% du PIB.
Dans ce contexte, la Coface signale « l’érosion de ses réserves de change » et la volonté du gouvernement de « tenter d’améliorer sa balance commerciale ». Les actions entreprises concernent « notamment la réduction des importations de produits agricoles et alimentaires », rappelle l’agence française. Au contraire, le Maroc est un pays exportateur, « représentant le plus faible niveau de risque » estime la Coface. Avec une part 16% du PIB, le secteur agroalimentaire « emploie 40% de la population », indique TSA qui précise que pour sa part, l’Égypte se relève de la période de troubles des Printemps arabes, alors que le gouvernement a fait de ce secteur « une priorité nationale », selon le communiqué. Enfin, l’agroalimentaire « joue un rôle moindre » en Tunisie, qui repose beaucoup plus sur son tourisme, détaille la Coface.

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