Les banques marocaines «sous pression» à cause de la faible croissance domestique, selon Fitch Ratings

Maroc balance commerciale

L’agence de notation Fitch Ratings a estimé, dans un rapport publié le 5 septembre, que la rentabilité des banques marocaines est «sous pression» en raison notamment de la faible croissance de l’économie marocaine.

Fitch a cependant précisé que ces banques devraient cette année tirer profit des gains non récurrents sur leurs portefeuilles d’obligations grâce à la baisse de 25 points de base des taux d’intérêt décidé par la Banque centrale, à la fin du premier trimestre 2016, indiquant qu’elle ne prévoit pas un retour à une croissance vigoureuse des prêts avant 2017.

L’agence londonienne a également fait remarquer que les trois grandes banques marocaines (Attijariwafa Bank, BMCE et la Banque Centrale Populaire) peuvent compter sur leurs activités en Afrique subsaharienne pour accroître leur rentabilité. Elle a toutefois noté que l’expansion africaine de ces trois banques constitue une source de diversification des revenus, mais aussi de risque opérationnel et de risque de crédit plus élevés, notamment en ces temps de ralentissement de la plupart des économies africaines.

Fitch s’attend, dans ce cadre, à ce qu’Attijariwafa Bank, BMCE et la Banque Centrale Populaire se concentrent sur la croissance organique, même si nouvelles acquisitions pourraient avoir lieu en 2017.

Elle estime, par ailleurs, que la qualité d’actifs des banques marocaines ne cesse de se détériorer depuis 2012 en raison notamment de la fragilité dont souffrent les petites et moyennes entreprises (PME) et de la faiblesse de la croissance de l’économie marocaine qui attend toujours un rebond dans la zone euro.

Sur un autre plan, Fitch souligne que le profil de financement des banques marocaines est solide. Les dépôts de la clientèle de détail, stables et largement non rémunérés, forment en effet la majeure partie de leur base de financement.

Source : Agence Ecofin

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