Un aéroport pour le Rwanda: Les Portugais décrochent le projet de réalisation

aéroport pour le Rwanda

Un contrat de réalisation de l’aéroport international de Bugesara, à une quarantaine de kilomètres du sud de la capitale du Rwanda, a été décroché par la division africaine du groupe de BTP portugais Mota-Engil. Le cout total de l’investissement : 818 millions de dollars. L’information a été rapportée par Manuel Antonio Mota, directeur général de Mota-EngilAfrica, lors d’une conférence de presse animée à Kigali, jeudi passé. Par ailleurs, Mota-Engil pourrait avoir la gestion de cet aéroport pendant 25 ans, avec une option supplémentaire de 15 ans.

La réalisation de l’aéroport international de Bugesera est censée désengorger la pression exercée sur celui de Kigali (1.6 millions de passagers par an) et, partant, booster les capacités d’accueil de voyageurs internationaux du Rwanda. Ce pays a pour objectif d’être un hub régional de services et une destination touristique très prisée. Selon ce responsable portugais, la première phase de ce projet, dont l’enveloppe financière réservée est de 418 millions de dollars, verra la construction d’un aéroport d’une capacité d’accueil de 1,7 million de passagers par an. Le chantier de réalisation démarrera en juin 2017 pour ne s’achever, selon les prévisions, qu’en décembre 2018. Quant à la deuxième phase, qui engloutira logiquement le restant de la somme, à savoir 400 millions de dollars, toujours confiée à Mota-Engil, qui se chargera dans ce cadre de l’extension de ses capacités à 4.5 millions de dollars, n’a pas eu, en revanche, des indications datées sur son lancement.

Et ceci ne serait que partie remise pour les autorités rwandaises, qui avaient fixé l’entame des travaux en 2012 et son opérationnalité en 2016. Pour sa part, le ministre rwandais de l’Economie et de la planification économique s’est dit ravi de ce projet, dont l’importance en matière d’essor du tourisme d’affaires n’est plus à présenter. D’autre part, selon le même responsable, l’aéroport sera une passerelle de choix entre le Rwanda et le mode extérieur, notamment dans le souci de revoir à la hausse les chances de booster l’investissement dans différents domaines.

MDI Alger