Ali Diouri à Algérie-eco: « La Tunisie mise sur la jeunesse »

Issue de la Faculté des sciences juridiques politiques et sociales de Tunis,  Ali Diouri a entamé son parcours avec la création d’une agence de communication « Plein la vue » ainsi que le journal web The tunisian way. il fonde MFS, Medetranean flight School et se lance dans de nombreux projets industriels tels que « Sel du Djerid » en parallèle avec ses activités entrepreneuriales, Diouri est à la tête de la fédération tunisienne de kick boxing depuis .

Diouri, votre nom est de plus en plus cité comme potentiel futur Ministre de la Jeunesse et des sports en Tunisie. A 33 ans, cela ferait de vous le plus jeune Ministre de l’Histoire de la Tunisie. Est-ce de simples rumeurs ou confirmez-vous cette éventualité ?

 A vrai dire les tractations vont bon train et les concertations sont quotidiennes dans le but de former le nouveau gouvernement, j’ai été contacté il est vrai pour reprendre le ministère de la jeunesse, mais ce ne sont encore que des tractations rien de vraiment concret encore. Sinon pour ce qui est de mon âge, je pense que c’est un élément qui a poussé les décideurs à penser à moi vu que le premier ministre a annoncé la couleur des le départ : miser sur les jeunes

La jeunesse est-elle selon vous représentée dans les institutions en Tunisie ?

Les jeunes sont l’avenir de chaque pays, ils représentent la force de frappe et la puissance de chaque patrie. Pour moi ils ne seront toujours pas assez représentés.

 Quelles sont les principales mesures que vous souhaiteriez mettre en œuvre si vous accédez à cette fonction ?

Plus d’efficacité, plus de rapidité d’exécution. Un ministère comme celui de la jeunesse et des sports se doit d’être réactif rapidement tout en ayant une vision à long terme. Je pense aussi qu’il est indispensable de s’ouvrir sur le reste du monde c’est une condition incontournable pour rester dans la course et ne pas se faire distancer par le reste du monde.

 La Tunisie semble s’être remise sur pied rapidement après une période de récession. Confirmez-vous la reprise ?

La Tunisie a beaucoup souffert ces dernières années et s’était prévisible. Je considère que nous avons réussi à nous en sortir avec un minimum de dégâts, et si on parle aujourd’hui de l’éventualité d’avoir un ministre âgé de 33 ans, c’est qu’on est sur le bon chemin.

Vous êtes notamment connu pour votre école d’aviation et vos activités dans le kick-boxing. Pouvez-vous nous en parler un peu plus ?

Je suis à la tête d’un centre de formation aéronautique et à la tête de la fédération tunisienne de kick boxing. Pour ce qui est du centre de formation, nous sommes agréée par l’Etat et nous avons dés le départ misé sur les standards internationaux. Pour ce qui est de la fédération, je l’ai reprise en avril, nous avons entamé un chantier de restructuration et mis en place une nouvelle stratégie de travail. Les résultats n’ont pas tardé 11 médailles pour 9 athlètes lors du dernier championnat arabe des nations.

 Pensez-vous que des synergies peuvent être créées dans le secteur de la jeunesse et des sports entre la Tunisie et l’Algérie ?

Nos deux peuples sont intimement liés. Les tunisiens refusent même cette division de « deux peuples ». Nul besoin de créer cette synergie, elle est la dans notre histoire, notre culture et nos cœurs.

Interview réalisée par Mohamed El Kebir