Côte d’Ivoire: les bailleurs de fonds promettent 15,4 milliards $

Côte d’Ivoire

Des institutions financières multilatérales et des pays partenaires de la Côte d’Ivoire ont promis, lors d’une conférence tenue le 17 mai à Paris, d’apporter des financements d’un montant global de 15,4 milliards de dollars pour soutenir le plan développement de ce pays d’Afrique de l’Ouest  d’ici 2020.

Ces financements, qui seront décaissés sous forme de prêts et de dons, représentent près du double du montant initialement recherché par Abidjan pour financer le Plan national de développement (PND) pour la période 2016-2020. «Nous avons obtenu presque le double du montant demandé», s’est félicité le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, lors d’une conférence de presse. «C’est un témoignage de reconnaissance pour le travail accompli jusqu’à présent par le gouvernement du président Alassane Ouattara», a-t-il ajouté.

Premier contributeur du PND 2016-2020, la Banque mondiale s’est engagée à hauteur de 5 milliards de dollars à travers ses différentes filiales. La Banque africaine de développement, la  Banque islamique de développement, la Banque ouest-africaine de développement, la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), l’Union européenne,  la France, le Japon et les États-Unis figurent aussi parmi les contributeurs.

Annoncé en décembre 2015, le PND 2016-2020 prévoit des investissements globaux de 30 000 milliards de francs CFA (près de 60 milliards de dollars). Ces investissements seront financés à hauteur de 62,4% par le secteur public et de 37,6% par le secteur privé.

Le PND s’appuie sur les fondements de la vision «Côte d’Ivoire 2040», dont l’ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020, avec un objectif de croissance de 8,8% en moyenne par an. Il s’articule autour ce cinq axes majeurs: le renforcement de la qualité des institutions et de la gouvernance ; le développement du capital humain, y compris dans ses aspects «transition démographique» et «dividende démographique»; la transformation structurelle de l’économie et la création d’emplois;  le développement des infrastructures dans le respect des principes de protection de l’environnement; et le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération internationale.

Locomotive de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la Côte d’Ivoire a enregistré  une croissance économique supérieure à 8% par an depuis la fin de la guerre civile en 2011, grâce notamment aux investissements publics dans les infrastructures et de réels succès dans le secteur agricole.

Agence Ecofin

 

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