Produits alimentaires: Hausse des cours mondiaux en Avril, selon la FAO

L’Indice des prix des produits alimentaires de la FAO était en légère hausse de 0,7% en avril dernier par rapport à mars, en dépit de la chute des prix des produits laitiers et du sucre, mais s’est affiché en baisse par rapport à avril 2015, indique cette organisation dans un rapport publié sur son site web.

Mesurant la variation mensuelle moyenne des cours internationaux d’un panier composé de céréales, viandes, produits laitiers, huile végétale et sucre, l’Indice de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’est établi à 151,8 points en avril 2016.

En dépit de sa faible croissance, l’indice s’affiche en hausse pour le troisième mois consécutif.

La hausse relativement forte des prix des huiles végétales, conjuguée à une progression plus modeste des cours des céréales a compensé le recul des prix du sucre et des produits laitiers, analyse l’organisation.

Par catégories de produits, l’Indice des prix des céréales a atteint près de 150 points en moyenne en avril, en hausse de 1,5% par rapport à mars 2016 mais en baisse de 10,4 % par rapport au niveau d’avril 2015, indique le rapport. 

Les prix du maïs ont affiché la hausse la plus importante, sous l’effet conjoint d’un affaiblissement du dollar et d’une hausse des prix des huiles végétales.

En revanche, les gains pour le marché du blé ont été limités du fait de conditions météorologiques favorables et de prévisions d’une offre abondante pour la prochaine campagne. Quant au riz, ses prix ont légèrement fléchi, selon le même document.

L’Indice FAO des prix des huiles végétales a atteint 166,4 points en avril, soit un bond de 4,1% par rapport à mars, une hausse enregistrée pour le troisième mois consécutif. Une fois encore, cette reprise est principalement imputable à l’huile de palme, étant la composante qui pèse le plus lourd dans la formation de l’Indice des prix de la FAO. 

« Les cours internationaux de l’huile de palme ont atteint leur plus haut niveau depuis 17 mois en raison des incertitudes suscitées par de mauvaises perspectives de production pour 2016 parallèlement à une hausse de la demande mondiale », analyse l’organisation onusienne.

Elle relève, d’autre part, que les cours mondiaux de l’huile de soja se sont également raffermis compte tenu des perspectives de production moins favorables en Amérique du Sud pour 2015-2016.

L’Indice FAO des prix des produits laitiers était, quant à lui, de 127,4 points en avril, en baisse de 2,2% en glissement mensuel.

« L’abondance de l’offre mondiale et la faiblesse de la demande en provenance des importateurs traditionnels continuent de maintenir une pression sur les cours des produits laitiers », observe la FAO.

L’ensemble de ces produits a été concerné par la baisse mais le beurre et le fromage ont été particulièrement touchés du fait de la hausse des stocks dans les pays exportateurs. Les prix du lait ont par ailleurs marqué une certaine stabilité.

L’Indice des prix de la viande s’est établi à 146,6 points en avril, en légère hausse de 0,8% par rapport à mars « dans un contexte général d’équilibre entre l’offre et la demande ».

L’augmentation des cours de la viande bovine constitue la variation la plus notable, selon le rapport. Ce bond a été engendré par la faiblesse des stocks, à laquelle s’est ajoutée une légère hausse de la demande des Etats-Unis, ce qui conduit à une augmentation des prix à l’exportation de l’Australie, lesquels ont atteint le plus haut niveau depuis octobre 2015, souligne la même source.

Les prix de la viande ovine étaient également en hausse alors que ceux de la volaille sont demeurés stables.

L’Indice des prix du sucre affichait, pour sa part, une valeur moyenne de 215 points en avril, en baisse  de 1,7% par rapport au mois précédent         Ce recul s’explique par « d’abondantes disponibilités à l’exportation du Brésil dues à une récolte exceptionnelle ainsi qu’à une possible baisse de l’utilisation de la canne à sucre pour la production d’éthanol dans ce pays », analyse encore la FAO.

Mais le risque d’assister, pour la deuxième campagne consécutive, à un déficit de la production mondiale par rapport aux prévisions de consommation a freiné la chute des cours mondiaux du sucre, poursuit l’analyse.