Moody’s dégrade la note du Gabon

A Moody's sign on the 7 World Trade Center tower is photographed in New York August 2, 2011. Behind all too many of market moves in government debt of late has been a report from one of the major credit ratings agencies. Standard & Poor's is the biggest and arguably the most influential, fast followed by Moody's Investor Service and then their smaller rival, Fitch Ratings. In national capitals, they are alternately villified by politicians or held out as just arbiters for denouncing government profligacy. REUTERS/Mike Segar (UNITED STATES - Tags: BUSINESS POLITICS)

Après son alerte de «Ba3» assortie d’une révision à la baisse, de mars dernier, l’agence de notation américaine Moody’s vient de sanctionner le Gabon d’un « B1 » hautement spéculative.

Dans son rapport publié le 02 mai dernier, Moody’s met en relief la « détérioration des finances publiquesdu pays », du fait de la baisse des cours du pétrole, principale ressource dont le Gabon tire le tiers de ses revenus publics et deux tiers de ses exportations, comme principal facteur de cette dégradation de la note du Gabon.

Le Gabon a ainsi perdu la note « Ba3 » de sa dette souveraine, et passe dans ce cas de l’échelon des obligations dénommées « non-investment grade speculative » à celui, qualifié de plus périlleux, des obligations hautement spéculatives (« highly speculative »).

Selon Moody’s, les revenus du Gabon en part du PIB ont reculé de 4,5 points entre 2013 et 2015. L’analyste financier américain indique également que le gouvernement fournit des efforts afin de limiter l’impact de la rupture des équilibres financiers, notamment en freinant les dépenses publiques, par exemple la réduction des subventions.

Malgré ses efforts, la tendance s’accentue alors que les besoins en liquidité du pays par des mécanismes de prêts se sont accrus jusqu’à 10% du PIB en 2015. Cette tendance ne devrait pas ralentir jusqu’en 2017. Car, selon Moody’s : « Qui dit hausse des emprunts, dit augmentation de la pression des intérêts sur les caisses publiques ».

En l’absence d’une garantie de liquidités, prévientMoody’s, « le gouvernement risque de piocher dans sa réserve budgétaire pour combler tout déficit de financement qui pourrait survenir en 2016 et 2017». Moody’s évalue la part des intérêts de la dette à 11% en 2015, plus du double de 2014 (5%).

MDI Alger

Source: Agence Ecofin

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