13% seulement des entreprises investissent dans la prévention contre les accidents professionnels

 

Les entreprises (publiques et privés) rechignent à investir dans la la prévention contre les accidents professionnels. Pourtant selon des statistiques, L’Algérie  enregistre plus de 600 cas de décès suite à un accident de travail annuellement.

les dépenses de la Caisse nationale  des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS), liées aux accidents de travail et maladies professionnelles, dépassaient les 20 milliards de dinars chaque année. Un chiffre tout aussi important qui fait que les autorités devraient se pencher sérieusement sur le problème de la sécurité au sein des entreprises, estiment des spécialistes.

Pour cela, la médecine du travail constituera l’un des dossiers de la prochaine Tripartite, prévue en juin, a annoncé ce jeudi à Alger, le Secrétaire national à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), Achour Telli, déplorant que seulement 13% des entreprises économiques investissent dans le domaine de la prévention contre les risques et accidents professionnels.

S’exprimant en marge de la rencontre de célébration de la Journée mondiale sur la « Sécurité et la santé au travail », le représentant de la Centrale syndicale a fait savoir à la presse que la médecine du travail a été officiellement retenue pour être l’un des dossiers qui seront mis sur la table de la prochaine tripartie (Gouvernement-patronat-syndicat), annoncée pour le mois de juin.

« C’est un dossier que l’UGTA a défendu et pour lequel elle a insisté afin qu’il figure lors de cette rencontre », a précisé M.Telli, relevant que cette question « n’a pas figuré depuis un moment » dans l’agenda des précédentes triparties.

Outre le dossier de la médecine du travail, l’UGTA a proposé d’autres dossiers économiques, dont notamment ceux liés à la production nationale ainsi que celui de la mise en œuvre du pacte national, a ajouté son représentant qui a, par ailleurs, souligné les « attentes » de l’UGTA s’agissant du modèle économique envisagé par le gouvernement, dans un contexte économique particulier.

Interrogé si l’avant-projet du code du travail figure parmi les propositions de la Centrale syndicale en prévision de la prochaine tripartite, son représentant a indiqué que l’organisation « n’est pas prête pour le discuter », et qu’elle est « en train de le finaliser ».