« Bassma Djazairia » : premières labellisations le 25 avril prochain

A l’occasion de la prochaine réunion du comité de labellisation « Bassma Djazairia », le 25 avril, le Bureau de Représentation du Forum des Chefs d’Entreprise (FCE) de la wilaya de Biskra a organisé samedi dernier une journée d’information autour du label au Centre de Recherches Scientifiques et Techniques des Régions Arides de Biskra (CRSTRA).

Après la projection d’un film résumant l’ensemble des actions du FCE, le sujet du label « Bassma Djazairia » a été immédiatement lancé. L’objectif est clair : présenter aux opérateurs de la région le label, la procédure et les conditions de labellisation. Le FCE espère favoriser la production nationale, préserver l’emploi et surtout participer à la réduction de la facture des importations. Mais plus encore, labelliser les produits algériens devrait « renforcer la confiance entre consommateurs et producteurs ».

« L’Algérien doit retrouver confiance en l’algérien »

En effet, face à « un autodénigrement des algériens pour leurs produits, l’Algérien doit retrouver confiance en l’algérien », a indiqué Mohamed Skander, Président du cabinet Bravehill, à l’origine de l’étude du label « Bassma Djazairia ». Pour instaurer ce climat de confiance, « il faut mettre en avant certaines ressources de l’entreprise mais surtout chercher à comprendre le consommateur algérien ».

Depuis la signature pour la création du label en novembre 2015, « nous avons découvert des entrepreneurs patriotes qui sont prêts à prendre le pari de l’Algérie », a-t-il ajouté. A ce jour, 25 produits d’une douzaine d’entreprises de divers secteurs sont en cours de labellisation. A partir du mois de mai, une seconde vague de labellisation sera lancée au regard de l’intérêt croissant des entreprises.

Labelliser n’est pas gage de qualité

Pour obtenir le label, les entreprises doivent bien évidemment répondre à des critères de sélection : création de valeur ajoutée territoriale, niveau de taux de transformation industrielle, recherche et développement, responsabilité sociale et environnementale, et compliance. Cependant, il faut rappeler que le label n’est pas un gage de qualité. « Ce n’est pas un label de qualité bien qu’il inclut des critères de qualité », a expliqué Mohamed Skander. En effet, « le label est un produit et non pas une entreprise. Ce n’est pas une norme technique, ni une norme de qualité, ni une AOC. » a tenu à préciser la chef de projet du FCE, Rym Ait Oumeziane. Il ne faut pas confondre « labellisation » et « certification ».

Le Label s’impose tout doucement mais, au regard des statistiques, son avenir semble positif. Effectivement, sur un panel de 1500 algériens interrogés pour l’étude menée par Bravehill, 97% d’entre eux sont fiers d’être algériens. Aujourd’hui, le travail doit s’accentuer sur la valorisation des produits algériens qui suscitent toujours la méfiance de la population. « L’automobile et le cosmétique sont les produits pour lesquels les Algériens se méfient le plus. Pourtant, par exemple, la marque algérienne Vénus fonctionne très bien et beaucoup considèrent que c’est étranger ». Pour cela, le label doit mener sans relâche des campagnes de communication afin de promouvoir aux yeux de tous le « made in Algeria ». « Une partie des frais d’inscription des entreprises est consacrée à la promotion du label », a indiqué Rym Ait Oumeziane.

MDI Alger

A ce jour, les producteurs répondent en nombre à l’appel du label « Bassma Djazairia ». Il va maintenant falloir attendre le verdict des consommateurs.

Bessa, Résidence la Pinède