Prix du pétrole: L’AIE doute d’un équilibre du marché en 2017

pétrole restaient stables

« Pour les cours du pétrole, il pourrait y avoir de la lumière au bout de ce qui aura été un long et sombre tunnel, mais on ne peut pas dire avec certitude quand en 2017 le marché pétrolier atteindra l’équilibre tant attendu » a estimé l’ l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel publié ce vendredi. L’Agence trouve que l’orientation actuelle est la bonne, mais il y a, pour elle, beaucoup de chemin à faire.

Tombé en janvier à son plus bas niveau depuis 12 ans à un peu plus de 27 dollars le baril, le cours du Brent de mer du Nord a rebondi depuis et se traitait vendredi à plus de 40 dollars.

Le rapport, publié sur le site des Echos,  ajoute que la chute des derniers mois tend à se traduire par une diminution rapide de la production des Etats-Unis et d’autres producteurs extérieurs à l’Opep, tandis que la reprise de l’offre iranienne reste modeste.

« Si rien ne semble pouvoir bouleverser à court terme les sur-capacités sur le marché de l’or noir, la chute des prix a peut-être, elle, atteint un point bas. La production des pays hors Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) va ainsi baisser cette année un peu plus que prévu mais le surplus d’offre subsistera, en dépit du retour de l’Iran sur les marchés », souligne l’Agence qui réitère sa prévision d’un rééquilibrage du marché en 2017.

L’AIE estime en outre que la production des pays hors Opep devrait baisser de 750.000 barils par jour (bj) cette année contre une estimation précédente de 600.000 bj; ceci aux Etats-Unis notamment où l’Agence anticipe une baisse de 530.000 bj. « Des signes clairs montrent que les forces du marché (…) exercent leurs pouvoirs magiques et que les producteurs dont les coûts sont les plus élevés réduisent leur production », lit-on dans le rapport.

La production pétrolière mondiale a, quant à elle, baissé de 180.000 bj en février pour atteindre 96,5 millions de barils, une baisse partagée entre les pays de l’Opep (-90.000 bj en raison de perturbations au Nigeria, en Irak et aux Emirats arabes unis) et hors Opep.

« Dans le même temps, le retour de l’Iran sur le marché a été moins marqué que les Iraniens ne l’avaient annoncé; en février, nous estimons que la production a augmenté de 220.000 bpj et, pour l’instant, il semble que le retour de l’Iran sera progressif », dit-elle.

Synthèse I.A.

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