La marge bénéficiaire des distributeurs de lait passe à 0,90 da

système de subvention

Pas de changement pour le prix de vente

Bonne nouvelle pour les distributeurs de lait pasteurisé en sachet. La marge bénéficiaire de ces derniers passe finalement de 0,75 DA/litre à 0,90 DA/litre. C’est ce qui ressort du décret exécutif n° 16-65 du 16 février 2016 modifiant et complétant le décret exécutif n° 01-50 du  12 février 2001 portant fixation des prix à la production et aux différents stades de la distribution du lait pasteurisé conditionné en sachet, qui vient d’être publié sur le journal officiel.

Cette augmentation n’a aucun impact sur son prix de vente au consommateur, selon le décret qui précise que le prix de vente quai-usine est de 23,20 da, la marge de distribution de gros est de 0,90 da, le prix de vente produit rendu détaillant  est de 24,10 da, la marge de détail est de 0,90 da alors que le prix à consommateur reste 25,00 da.

A noter que la modification du texte porte sur la révision de la marge bénéficiaire des distributeurs des sachets de lait pasteurisé, réclamée à maintes reprises par ces derniers.

L’augmentation de la marge bénéficiaire, versée par le Groupe industriel des productions laitières (Giplait), sera appliquée avec effet rétroactif commençant au 1er février 2016.

Il est à rappeler que lors d’une réunion tenue en janvier dernier avec le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, les représentants des distributeurs de lait de la wilaya d’Alger avaient exposé les différents problèmes rencontrés par leur corporation dont l’insuffisance de la marge bénéficiaire, l’inadaptation du contenu du registre de commerce, une fiscalité inadéquate avec la réalité des revenus et la vétusté des moyens de transport.

Au sens due ce nouveau décret, il est expliqué que le lait pasteurisé partiellement écrème subventionné, le lait obtenu par le procédé de reconstitution ou de recombinaison, à partir de la poudre de lait subventionnée, fournie exclusivement par l’office national interprofessionnel du lait et produits laitiers et dont la teneur en matières grasses est de 1,5% à 2%, soit de 15 à 20 grammes de matières grasses par litre. Outre cette disposition, l’Etat veut, par la prise de certaines dispositions, développer la production locale de lait. Selon une étude sur les prévisions et les tendances de production de la filière lait réalisée par le Bureau national d’étude sur le développement rural (BNEDER), la poudre de lait importée pour la production du lait et produits laitiers figure parmi les contraintes « majeures » au développement de la production laitière nationale qui pâtit aussi d’un grand déficit fourrager.

Ce constat est partagé par les professionnels  qui demandent à  ce qu’il y ait « une solution politique » pour permettre un développement réel de la production laitière. Aussi, la concurrence de la poudre de lait et le déficit fourrager sont des facteurs majeurs engendrant une diminution des effectifs du cheptel et une défection récurrente de la filière. Malgré cela, la facture des importations du lait en poudre, crèmes de lait et matières grasses laitières, utilisées comme intrants dans la filière laitière, a reculé à 43,787 millions de dollars en janvier 2016 contre 62,791 millions de dollars en janvier 2015, Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS). Mais les quantités importées n’ont pas connu une tendance baissière puisqu’elles sont passées à 17.076,42 tonnes (t) en janvier dernier contre 14.758,08 t sur le même mois de l’année 2015, précise la même source.

Imène A. 

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